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Rivière-des-Prairies : fan de soccer La Ligue récréative de soccer du Québec recrute

Avec près de 2000 joueurs inscrits à Soccer Québec, Rivière-des-Prairies est le quartier où ce sport est le plus populaire dans l’est de Montréal et les adeptes ne cessent d’augmenter.

En plus de ces jeunes joueurs, on compte plus de 500 adultes inscrits dans la Ligue récréative de soccer du Québec (QRSL) au collège St-Jean-Vianney. Cette ligue qui est d’ailleurs née de la forte demande des Prairivois a vu son nombre de membres exploser au cours des dernières années.

« Nous étions quatre équipes qui s’affrontaient à Boscoville pour le plaisir, mais nous commencions à être à l’étroit et nous avons senti que les gens voulaient avoir une ligue plus structurée », raconte Gennaro Varrecchione, cofondateur de la ligue.

Lors de sa création en 2010, la QRSL comptait à peine une centaine de joueurs répartis dans huit équipes. En quatre ans, la ligue est passée à une trentaine de formations dans quatre divisions.

Plus populaire

La popularité du ballon rond peut en partie s’expliquer par la population du quartier qui est composé à 80 % de personnes originaires d’Europe, d’Afrique ou d’Amérique latine, des endroits où le soccer est considéré comme un sport national.

« L’immigration rend le sport plus populaire parce que c’est dans la culture de ces pays », explique Sandro Scarapicchia, cofondateur de la QRSL.

Le soccer est également une discipline d’équipe plus accessible que le hockey sur le plan financier.

« On peut jouer au soccer n’importe où et on peut acheter tout l’équipement pour moins de 100 $, tandis qu’un bâton de hockey coûte environ 100 $, en plus des patins. On s’en tire difficilement en bas de 500 $ », explique M. Varrecchione.

« Même si un enfant est fort au hockey, il peut être pénalisé parce que ça coûte trop cher », ajoute Franco Pucella du club de soccer Rivière-des-Prairies (CSRDP).

Le sport national

Malgré que le ballon rond ait déclassé la rondelle dans le quartier, les associations des deux sports estiment que le sport national canadien restera le hockey.

« La plupart des enfants, quand ils sont petits, veulent jouer au hockey alors ça reste un sport populaire. Les hivers sont longs au Canada et jouer au soccer à l’intérieur n’est pas pareil parce que le ballon ne réagit pas de la même façon qu’à l’extérieur », admet M. Pucella.

Environ 1300 jeunes hockeyeurs sont membres du Club de hockey St-Donat–RDP et de la Fédération de l’Est. Comme pour le soccer, le nombre d’inscriptions est en augmentation. Les représentants des associations sportives estiment que ces sports sont complémentaires.

« Il y a beaucoup de jeunes qui jouent au soccer l’été, mais ça ne les empêche pas de jouer au hockey l’hiver », explique Claude Éthier, président du club de hockey de la Fédération de l’Est. Il ne s’inquiète pas de cette situation.

On note toutefois que cette cohabitation devient plus difficile vers l’âge de 13 ans en raison d’un entraînement plus intensif.

« Les jeunes doivent faire un choix parce qu’ils ne peuvent pas s’entraîner trois fois par semaine, jouer les parties et les tournois dans les deux sports, en plus des études. C’est beaucoup trop », estime M. Pucella.

Il croit que les deux critères décisifs pour choisir l’un ou l’autre des sports à l’adolescence sont les aptitudes du jeune et les choix de ses amis, qui produisent parfois un effet d’entraînement.

Comme pour les plus jeunes, plusieurs adultes pratiquent les deux sports.

« Quelques équipes arrêtent le soccer l’hiver, mais la plupart du temps, elles jouent quand même, mais moins souvent. Au Québec, le hockey à une valeur culturelle alors, les gens vont tout de même continuer à jouer », conclut M. Scarapicchia.

La ligue de soccer récréative pour adultes de Rivière-des-Praires est à la recherche de joueurs.

La ligue comprend la division des 18 ans et plus qui est la plus compétitive. Il y a également les catégories des 35 ans et des 45 ans et plus. De plus, depuis un an, une division corporative a été mise sur pied. Elle compte une quinzaine d’équipes dont plusieurs entreprises du quartier.

Cette division est mixte, elle doit donc y avoir deux femmes, sur les sept joueurs, en permanence sur le terrain. Les équipes comptent entre 12 et 16 joueurs.

Même si Rocco Placentino et Eduardo Sebrango font partie de la QRSL, il n’est pas nécessaire d’être un ancien joueur de l’Impact pour s’inscrire dans la ligue. Gennaro Varrecchione raconte qu’une des équipes dont les membres n’avaient pratiquement jamais joué au soccer a terminé la saison par cinq parties nulles.

« C’est une ligue pour s’amuser, pour réseauter et pour amasser des fonds pour des organismes de charité », conclut M. Varrecchione.

Les joueurs qui voudraient faire partie de la ligue doivent s’inscrire avant le 27 avril, en contactant M. Varrecchione (514 269-4606) ou M. Scarapicchia (514 915-0099). L’inscription pour les agents libres (150 $) et pour les équipes (1250 $) comprend 18 parties au collège St-Jean-Vianney.

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