« Profitons de cette journée pour célébrer les avancées réalisées au cours des dernières décennies en matière de condition féminine, mais aussi pour dénoncer les comportements sexistes, les inégalités qui persistent et pour penser à des plans d’action afin de contrer les violences dont sont victimes les femmes, d’ici et ailleurs autour du globe », a déclaré Mme Péclet.
Si la condition féminine s’est améliorée, il subsiste encore aujourd’hui des zones ombrageuses sur la longue route vers l’égalité, estime Mme Péclet. Malgré ses promesses électorales, Stephen Harper laisse ses députés d’arrière-ban remettre en question les droits des femmes à l’avortement.
Rappelons que la dernière motion à ce sujet a eu l’appui de 87 députés conservateurs et libéraux, dont huit ministres, y incluant la ministre de la Condition féminine. « Malgré tout, les valeurs humaines et progressistes ont remporté sur l’aveuglement idéologique volontaire de ces députés conservateurs », ajoute Mme Péclet.
La députée de La Pointe-de-l’Île fait remarquer qu’il existe des écarts persistants de rémunération. Une femme gagne en moyenne toujours seulement 73 % du salaire d’un homme. De plus, un rapport du Conference Board du Canada accorde au pays une note alarmante de « C » pour l’égalité des sexes.
Le Nouveau Parti démocratique, qui compte dans son caucus le plus grand nombre de femmes de l’histoire du Parlement, a récemment déposé un projet de loi pour s’assurer qu’il y ait plus de femmes sur les conseils d’administration (CA) des sociétés d’État fédérales. « Ce projet de loi prévoit une hausse graduelle du nombre des femmes sur les CA en vue de parvenir à l’égalité d’ici six ans. C’est un geste concret qui permettra d’améliorer le bilan du pays en matière d’égalité », explique Mme Péclet.
(Source : Bureau d’Ève Péclet)