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Rosemont–La Petite-Patrie

Aménagement des parcs ou réfection des rues… si vous avez à choisir, lequel serait prioritaire?

Beauchemin Philippe - TC Media
En cette élection dans le Vieux-Rosemont, nous avons invité les candidats à se prononcer sur certains dossiers et leurs réponses seront publiées lors des prochaines parutions. Encore cette semaine, trois candidats sur les quatre en élection nous ont fait parvenir ce qui suit.

Denise Larouche, Union Montréal

D’abord, il faut savoir que le financement pour l’aménagement des parcs et la réfection des rues provient de deux budgets différents. Dans cette perspective, la question ne se pose même pas, tout doit être priorisé.

Il faut des rues et des trottoirs bien aménagés pour nous permettre de nous rendre aux parcs et circuler partout ailleurs dans le district en toute sécurité, et ce, quel que soit notre âge. Parce que dans les deux cas, l’important c’est d’assurer la sécurité de tous et qu’il soit possible de vivre dans un environnement agréable. L’aménagement des parcs doit être fait en tenant compte des besoins spécifiques des petits et des plus grands. Il faut que nos parcs soient attrayants. C’était d’ailleurs une priorité quand j’étais conseillère et mairesse de Rosemont – La Petite Patrie. De nouveaux parcs ont été aménagés dans le développement Angus dont le parc Jean-Duceppe. Plusieurs parcs de l’arrondissement ont été rénovés en y ajoutant des équipements comme des jets d’eau et des jeux pour les enfants. Aujourd’hui, certains de nos parcs ont besoin d’une cure de rajeunissement. Les parcs à chiens aussi doivent être mieux entretenus. Ils doivent être salubres tant pour les animaux que pour les humains. On devrait y trouver des bancs propres et en bon état. Il faut entreprendre le plus rapidement possible un grand ménage du printemps parce que, après notre chez-soi, les parcs et les rues sont les premiers lieux qu’on habite.

Hélène Dagenais, Vision Montréal

Le délabrement des rues et des trottoirs du Vieux-Rosemont constitue une des raisons qui m’a poussée à me lancer en politique. Le porte-à-porte effectué sur les avenues et dans les résidences de personnes âgées m’a démontré l’urgence de prendre les mesures pour régler ce problème.

Beaucoup de trottoirs sont usés, crevassés, rendant la marche périlleuse et les déplacements en fauteuil roulant risqués. Je ne compte plus le nombre de résidents se plaignant des rues défoncées. Ces rues, qui en plus de les renvoyer à la décrépitude de leur environnement, endommagent leur automobile et leur vélo.

Le maire de l’arrondissement préfère investir dans l’apaisement de la circulation plutôt que dans la réfection des rues et des trottoirs. Parce que cela coûte moins cher. C’est vrai qu’avec un budget pour l’arrondissement de 6,7 millions sur trois ans pour la réfection routière et l’apaisement de la circulation, on ne va pas très loin. La réfection d’un kilomètre de rue et de trottoirs coûte 1,3 million. Nous payons des taxes, nous sommes en droit de vivre dans un environnement sécuritaire et dont nous pouvons être fiers. Il faut donc prioriser la réfection, établir un plan et en informer la population. Insuffisant, le financement de l’arrondissement devrait être revu par la Ville centre. Mais ce ne sera pas suffisant. Il faut miser, comme le fait Vision Montréal, sur des économies d’échelle, des regroupements d’achats, une saine gestion et, pourquoi pas, sur un grand chantier pour les arrondissements centraux, dont le Vieux-Rosemont, à la charge de la Ville centre.

Érika Duchesne, Projet Montréal

Dans la réalité, heureusement, ce choix n’est pas à faire. La priorité, en fait, se trouve dans le premier mot de la question : « aménagement ». La priorité, pour moi, est de cesser de voir la réfection des rues comme un simple exercice de remplissage de nids-de-poules ou d’asphaltage.

En abordant une rue, un parc ou toute autre infrastructure, il faut se demander : quel aménagement global – trottoir, éclairage, mobilier urbain – répondrait le mieux aux besoins des résidents et quelles sont les préoccupations des citoyens par rapport à cet aménagement – sécurité, verdissement, esthétisme, respect du patrimoine et de l’esprit du quartier? Le défi réside dans la compréhension des enjeux et des besoins spécifiques du secteur à aménager. Pour y répondre, il faut des élus présents, dévoués et à l’écoute des gens qui s’expriment, sans oublier toutes les populations vulnérables. L’offre des services de base doit toujours demeurer prioritaire dans la gestion quotidienne de l’arrondissement, mais elle doit être intégrée à une vision plus globale du développement durable qui tient compte de tous les aspects de la vie des citoyens. Ces aménagements bien planifiés s’additionnent alors pour créer des quartiers urbains où les gens de tous âges peuvent vivre, travailler, faire leurs emplettes, profiter de loisirs, faire du sport, et participer à des événements culturels. Par mon engagement à me consacrer entièrement au service des mes concitoyens maintenant et au-delà de 2013, je pourrai mettre en œuvre cette priorité d’aménagement durable dans le souci du mieux-être du plus grand nombre.

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