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Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension

Qualité de l'air des écoles: ça sent mauvais!

Favereaux Anne-Laure - TC Media
La qualité de l’air de cinq écoles de Villeray et de Parc-Extension pourrait être inquiétante. Ces établissements sont jugés prioritaires par la Commission scolaire de Montréal (CSDM), qui y effectuera des tests de qualité de l’air. En plus de l’école Saint-Gérard, qui a dû fermer ses portes en janvier dernier, figurent Georges-Vanier, Victor-Doré, Joseph-Charbonneau et Barthélemy-Vimont.

La CSDM s’est basée sur neuf critères pour hiérarchiser les écoles, parmi lesquels figurent les dégâts d’eau, les écoulements provenant du toit ou encore l’âge des édifices. À Montréal, 29 écoles ont été priorisées.

La vulnérabilité de la clientèle a aussi été prise en compte. Les établissements Victor-Doré et Joseph-Charbonneau accueillent des élèves en situation de handicap. «Même si la clientèle n’était pas un critère, on a identifié les écoles qui reçoivent des enfants ou adolescents à risque», souligne le commissaire scolaire de Villeray et La Petite-Patrie, Kenneth George.

Des tests de qualité de l’air ont déjà été réalisés par la Direction de la santé publique à l’école Victor-Doré. La CSDM attend les résultats.

Quant à Georges-Vanier, les tests seront réalisés dans la partie secondaire de l’école. «C’est sur la base de prédispositions que Georges-Vanier a été ciblée. Le toit a coulé il y a quelques années et l’édifice n’est pas jeune», souligne M. George, se voulant rassurant.

La partie dans laquelle sont actuellement hébergés les élèves de Saint-Gérard, relocalisés après la découverte d’importants problèmes de moisissure dans leur école, n’est pas concernée. Des tests avaient été effectués avant leur arrivée.

Direction Petite-Patrie?

Pour le moment, la CSDM assure qu’aucune relocation d’élèves n’est prévue. Cependant, dans le cas où de la moisissure serait détectée, les élèves de Villeray et de Parc-Extension pourraient être redirigés vers le pavillon Saint-Jean-de-la-Croix de l’école La Petite-Patrie.

Cette option est envisagée par Kenneth George et Dominique Cousineau, commissaire scolaire de Villeray–Parc-Extension, où se trouve l’école Barthelemy-Vimont. Situé dans le complexe William-Hingston, cet établissement n’a pas encore reçu la visite de la Direction de la santé publique. Il accueille plus de 600 élèves, ce qui compliquerait la tâche dans le cas d’une relocation.

«Ce ne serait pas évident de déplacer tout le monde dans le même bâtiment», concède Mme Cousineau. Ils pourraient donc être répartis dans plusieurs établissements.

«Advenant qu’une relocalisation soit nécessaire, ce ne serait pas forcément à deux coins de rues», laisse entendre la commissaire scolaire. Elle évoque l’école Barclay ou encore «une cohabitation avec l’école Sinclair-Laird».

La partie de Georges-Vanier dans laquelle les élèves de Saint-Gérard sont actuellement hébergés pourrait aussi être une option, lorsque ces derniers retourneront dans leur école. «S’il fallait que les élèves soient déplacés, on serait confronté à un réel problème», conclut M. George.

Quel avenir pour Saint-Gérard?

À propos de l’avenir de l’école Saint-Gérard, la présidente de la CSDM, Diane De Courcy, refuse de commenter le dossier tant que les parents n’ont pas été consultés. Selon le commissaire scolaire, une rencontre aura lieu avec le conseil d’établissement de l’école primaire le mardi 15 mai.

Refusant de détailler les différents scénarios, M. George confirme que «plusieurs hypothèses sont envisagées», parmi lesquelles la réhabilitation totale ou partielle, voire la démolition du bâtiment.

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