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Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension

La parole aux citoyens, aux abords du campus Outremont

Favereaux Anne-Laure - TC Media
En février dernier, la Ville de Montréal annonçait l’élaboration d’un Projet particulier d’urbanisme (PPU) aux abords du campus Outremont. Dès janvier, les citoyens seront consultés sur la manière de réaménager le site.

Des sessions de travail et des assemblées générales seront au programme en 2012. Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension, Outremont, Rosemont–La Petite-Patrie, Le Plateau-Mont-Royal et Ville de Mont-Royal, voisins de la gare de triage, sont visés.

«Il y aura des périodes de réflexion avec les citoyens dans chacun des arrondissements concernés, et des périodes où les gens pourront se rassembler et discuter ensemble des enjeux. Ce ne sont pas les mêmes dans le nord-ouest du Plateau-Mont-Royal que dans le secteur Beaumont. directement relié au campus par un tunnel», explique Richard Deschamps, responsable aux grands projets à la Ville.

L’arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension est-il confiant dans le respect des délais? «Je suis optimiste, mais pas naïve, répond le maire Anie Samson. Je suis déçue des délais et que ça prenne autant de temps, mais si ça se fait et que les citoyens ont leur mot à dire, je serai bien contente. Ce qu’on ressent sur le terrain, c’est qu’il y a une volonté de développement sur Beaumont: beaucoup de commerces, d’industries et de constructeurs de condos résidentiels. Ça grenouille, c’est symptomatique que quelque chose va se développer dans le coin.»

Impatience des citoyens

La discrétion de la Ville depuis plusieurs mois concernant le PPU inquiète certains citoyens qui craignent que celui-ci ait pris du retard. Impatiente, Anie Samson a d’ailleurs demandé à des résidents d’intervenir au cours du conseil municipal de la Ville de Montréal «pour essayer d’avoir plus d’informations».

M. Deschamps est formel. «Il n’y a aucun retard dans le développement du dossier. C’est un dossier qui s’échelonne sur 15 ans. On n’est pas à trois mois près. On y va par étape. On ne peut pas implanter ça n’importe comment. C’est pour ça qu’il fallait développer une démarche qui n’a jamais été faite à Montréal. On est en train de consolider un cadre consultatif pour faire en sorte d’avoir l’opinion publique au niveau du développement urbain, économique et social. Présentement, nous faisons un état des lieux, un diagnostic sur comment les abords de l’université sont aménagés. On va arriver dans un milieu en tenant compte des préoccupations des citoyens et des enjeux. C’est pour ça qu’il faut prendre le temps.»

Le responsable aux grands projets à la Ville parle d’une «approche de fonctionnement qui respectera la consultation publique». «Le droit à la parole pourra être fait dans un échéancier raisonnable», assure-t-il.

Pour sa part, Anie Samson se dit déçue de l’aménagement prévu du côté de Parc-Extension et insiste sur son impuissance. «Cette démarche-là est initiée par la ville centrale. Nous, on est un accessoire. Dès que la machine part, on embarque dedans, mais ce n’est pas à nous à le partir. De tous les arrondissements, on est celui qui a le moins d’impact du point de vue de la ville centrale, car il n’y a pas d’ouverture! Je suis extrêmement déçue de ce que ça va avoir l’air sur notre côté. Le fait d’avoir des accès piétonniers, c’est pas fort! On veut désenclaver Parc-Extension. C’est le seul terrain où on peut le faire. On a manqué une occasion.»

À la suite de ces différentes rencontres, une proposition formelle devrait être présentée à l’Office de consultation publique de Montréal en décembre 2012.

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