Quels sont les dossiers locaux prioritaires pour 2012?
Le grand enjeu dans Villeray c’est toujours le logement. On sait que beaucoup d’ententes avec le gouvernement fédéral vont venir à terme, puisqu’elles ont été faites il y a 25 ans et les hypothèques y sont liées. Cette année sera donc très importante. Je vais parler aux organismes comme le FRAPRU pour le droit des locataires et les enjeux que l’on a par rapport aux logements, les HLM et les coopératives.
De quelle manière vous investissez-vous sur le terrain ?
On est extrêmement actif au niveau de la sécurité alimentaire. On siège sur les tables de concertation. On est inquiet de la transition de la maison de de quartier Villeray qui ne sera plus directement impliquée dans la sécurité alimentaire. Dans Parc-Extension, il est aussi grand temps qu’il y ait une table.
C’était l’une de vos promesses électorales. Concrètement comment allez-vous faire ?
Il faut qu’on rassemble les différents acteurs communautaires et que l’on puisse s’entendre. Il faut trouver une façon de choisir une personne ou un petit groupe de personnes pour prendre en main et servir Parc-Extension et non les intérêts particuliers. Il faut le faire avec délicatesse, mais aussi avec un désir clair et des attentes précises, à savoir comment mettre les citoyens de Parc-Extension au premier plan. J’aimerais que ce soit quelque chose sur lequel on ait des réussites concrètes pour la saison estivale.
Vous avez déjà parlé de certaines personnalités moins enclines à une table de concertation dans Parc-Extension, comment pouvez-vous les convaincre?
J’ai été élu par les citoyens de Parc-Extension qui ont besoin de services et d’être aidés. J’ai un mandat d’aller brasser les cages et d’aller parler aux médias. Pour l’instant, je ne pointe personne du doigt pour dire qui est moins favorable à l’établissement d’une table forte et neutre. Si nécessaire, je vais le faire à un moment donné. Ma force c’est d’avoir une voix forte pour les citoyens de l’arrondissement et de l’utiliser de manière respectueuse dans les moments où j’en ai besoin.
Vous avez aussi parlé du campus Outremont, où en est le dossier ?
C’est un grand projet qui va prendre du temps. On a toujours parlé d’un projet de 5 à 8 ans, on est rendu dans l’an 3. Je continue de surveiller. Je n’ai pas d’inquiétude. Je m’assure que Parc-Extension ne soit ni oublié ni défavorisé par ce projet. C’est un quartier souvent marginalisé à cause des défis économiques. Le quartier Beaumont au sud de Jean-Talon ne fait pas partir de Papineau mais je m’en charge au niveau moral. Je continue de croire que je représente les gens de Parc- Extension, qu’ils habitent au nord ou au sud de Jean-Talon.