Sans encourager le geste, M. Andrés Fontecilla a accompagné Mme Audet tout au long de sa démarche. Pour sa part, la décision d’entreprendre une grève de la faim a été prise à un moment où personne ne savait comment la population du Québec allait réagir à cette loi matraque qui brime des droits fondamentaux. Mme Audet constate, 7 jours plus tard, que la société québécoise a contesté vigoureusement et pacifiquement avec des manifestations et des tintamarres qui expriment la conscience démocratique de notre collectivité : « Dans un contexte où la société civile dénonce et se mobilise pour contester cette loi injuste, ma grève de la faim n’était plus autant nécessaire. Des milliers des personnes ont pris le relais de ma désobéissance par des moyens pacifiques et collectifs. » Mme Audet entend continuer à œuvrer, au moyen de sa page Facebook, au développement d’une réflexion sur la désobéissance civile devant une loi injuste qui brime des droits fondamentaux : « Je maintiens la légitimité de la grève de la faim dans des cas extrêmes comme celui posé par la loi 78. Des dizaines des personnes m’ont appuyé en manifestant leur volonté d’entreprendre des grèves rotatives de 78 heures. »
M. Andrés Fontecilla tient à saluer les centaines de milliers de citoyennes et citoyens qui tintamarrent quotidiennement pour défier la loi spéciale. La gestion du conflit étudiant met en lumière la déconnexion de ce gouvernement avec sa jeunesse, en premier lieu, et avec la population dans son ensemble. « Le gouvernement libéral a tout d’abord essayé de régler le conflit étudiant en ignorant le mouvement. Constatant que cela ne marchait pas, il a fait des offres très éloignées du cœur du problème, soit la hausse faramineuse des frais de scolarité. Cette voie ayant échoué, il choisit la voie autoritaire, décrétant une loi 78 qui brime les droits fondamentaux. Ce faisant, il a brûlé ses vaisseaux, puisque la population défie aussi cette loi injuste et antidémocratique. » Pour Québec solidaire, la seule solution qui s’impose est celle qui passe par un gel ou un moratoire des hausses des frais de scolarité et avec la négociation sérieuse et de bonne foi avec l’ensemble du mouvement étudiant.
(Source: Québec solidaire Laurier-Dorion)