Inspiré de l’écomusée du Fier Monde, le nouveau lieu culturel aura comme vocation de mettre en valeur la richesse humaine de Parc-Extension.
«Il n’y a pas beaucoup de patrimoine bâti mais beaucoup de patrimoine social et culturel. L’objectif est de mettre en valeur le patrimoine immatériel.
Parc-Extension est un quartier dans lequel arrivent les immigrants avant de déménager ailleurs. On voudrait voir où est-ce qu’ils partent et savoir pourquoi? Faire un portrait des résidents», résume Stéphanie Rocher, stagiaire en urbanisme au RAMPE.
Le local abritera des expositions temporaires et permanentes, éventuellement réalisées avec les résidents du quartier.
Mme Rocher décrit le futur musée comme «un lieu culturel axé sur les spécificités du milieu qui pourrait attiser la curiosité des Montréalais. Parc-Extension ce n’est pas juste des restos, il faut revaloriser le quartier», croit-elle.
Si le RAMPE n’en est qu’«au début du processus », des lieux sont déjà envisagés tels que l’école Sinclair Laird, le presbytère de Saint-François d’Assise ou encore le terrain vacant situé sur l’avenue Beaumont au coin de la rue De l’avenue de L’Epée.
Un musée qui bouge
L’écomusée pourrait aussi être « éclaté » avec des activités annexes. Mme Rocher évoque des marches de Jane ou encore des activités dans les parcs et les écoles.
«On pourrait proposer une boite à outils contenant des cassettes, des photos ou encore des vidéos pour les professeurs du quartier», explique-t-elle.
Renseigner les nouveaux arrivants
L’écomusée serait aussi un point d’ancrage destiné aux nouveaux arrivants.
«On pourrait offrir des outils aux nouveaux arrivants, leur expliquer les ressources présentes dans Parc-Extension et leur montrer qu’ils ne sont pas les premiers à arriver. Même s’ils sont désespérés, on pourrait leur montrer que d’autres ont réussi avant eux.»
Une dizaine d’acteurs locaux dont Jean-François Leclerc du Centre d’histoire de Montréal, Annick Germain, Professeure sociologue à l’INRS, Julie Calvé de Culture Montréal, Mary McCutcheon, présidente de la société d’Histoire de Parc-Extension ou encore Pasquale Iacobacci, directeur de la casa d’Italia ont réfléchi à ce projet.