Les femmes sont plus touchées par la hausse des frais de scolarité de par le fait qu’elles sont plus pauvres en général. En 2008, elles ne gagnent en moyenne que 64 % du salaire des hommes, et plus les salaires augmentent, plus l’écart grandit. De par notre système patriarcal, elles sont plus souvent mères monoparentales, ou ont plus de responsabilités parentales et/ou ménagères. De par le monde, on parle de l’importance de l’accès à l’éducation pour les filles et fillettes pour arriver à une plus grande égalité homme-femme; il ne faut pas oublier les filles et les femmes du Québec ! L’accès aux études supérieures étant déjà plus restreint pour les femmes immigrantes, racisées ou des Premières Nations ; la hausse des frais de scolarité ne fera qu’empirer cette situation. L’éducation pour touTEs ce n’est pas une question économique, c’est un choix politique !
Les étudiants et les étudiantes de partout à travers le Québec nous montrent la voie à suivre. Ils et elles ont choisi de faire passer le bien commun avant leurs intérêts individuels. La bataille étudiante est une lutte pour la justice sociale. Après deux mois de grève étudiante, il est grandement temps que les autres mouvements sociaux entrent dans la danse. Le mouvement des femmes, le mouvement communautaire et le mouvement syndical ont rendez-vous avec l’histoire. L’ampleur de la crise actuelle appelle une réaction tout aussi imposante. Nous ne devons plus nous satisfaire du statu quo. Ne pas agir, C’EST prendre position ! Nous ne devons plus accepter que la richesse que nous contribuons à produire soit accaparée par une minorité de possédants; nous ne devons plus accepter la mise en place de politiques sociales et économiques qui nous asservissent et nous appauvrissent; nous ne devons plus accepter que nos ressources naturelles soient volées et pillées … nous ne devons plus accepter !
Nous avons le devoir de dire NON aux politiques antisociales des gouvernements qui nous dirigent, tant au provincial qu’au fédéral. Mettons en commun notre indignation, rassemblons nos colères, coalisons nos forces et stoppons la machine. La vie peut et doit être meilleure !
Le 15 mai prochain, faisons une grève sociale digne de ce nom !
« La grève est étudiante, la lutte est populaire ! »
Un appel du Centre des femmes d’ici et d’ailleurs.
(514-495-7728 ou cdf.iciailleurs@bellnet.ca)
Informez-vous sur les différentes activités prévues pour la grève sociale : http://grevesociale.info/
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