En quoi est-ce une force d’être une femme en politique ?
Anie Samson: On a une façon différente de faire les choses et une vision humaine de l’administration. On est toujours là pour trouver une équité. Ce n’est jamais blanc ou noir, contrairement aux hommes.
Mary Deros: Ma force c’est d’avoir élevé trois enfants et de m’être occupé de mes parents pendant qu’ils étaient malades. Cela m’a donné le sens de l’humilité au quotidien. On est capable d’être multicasquettes, autant au travail qu’en famille. Enfin, une femme est beaucoup plus sensible en politique.
Elsie Lefebvre: Nos démocraties doivent refléter la diversité de la population. Il est important que des hommes et des femmes participent à la vie démocratique. En tant que jeune maman, j’amène un bagage de valeur et d’expériences utiles à la vie politique.
À quels défis devez-vous faire face ?
A.S.: Je n’ai pas à me battre parce que je suis une femme, mais il ne faut pas le prendre pour acquis. On vient de régler l’équité salariale à Montréal, jamais je n’accepterai qu’un homme qui fait le même travail que moi soit mieux payé. En tant que femme on nous demande d’en faire plus, en rentrant à la maison on a encore du travail.
M. D.: C’est beaucoup plus difficile d’être une femme en politique car ce n’est que dernièrement que les femmes ont fait leur entrée en politique. C’est un défi car c’est un travail à temps plein, voire plus. Quand je suis entrée en politique, mes enfants étaient de jeunes adultes, il faut être capable de trouver un équilibre entre la vie au travail et en famille.
E. L.: Les femmes ont atteint l’égalité dans la société québécoise. Il faut continuer pour que plus de femmes s’impliquent en politique et que l’on atteigne les 50%. En tant que jeune femme en politique, j’ai toujours été traitée avec respect de la part de mes collègues.
Quels conseils donneriez-vous à une femme qui veut se lancer en politique ?
A.S.: D’avoir la passion de la politique. Être une femme en politique c’est un sacrifice total de vie privée. Il faut toujours être disponible. En tant que femme cela demande plus, car on n’est pas capable de se détacher froidement des enjeux. On a une façon maternelle de vouloir gérer les dossiers.
M. D.: Croire en elle-même et être confiante. Quand on a le soutien de sa famille, c’est aussi beaucoup plus facile.
E. L.: Que les femmes aient confiance en elles, qu’elles n’aient pas peur de se lancer dans l’action et se disent que tout est possible. En 2012, au Québec, il est important que les hommes et les femmes reflètent la pluralité et la diversité de la population.
Qui est votre modèle féminin ?
A.S.: Ma mère
M. D.: Mère Térésa
E. L.: Pauline Marois