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«Il s’agit de désespoir, pas de radicalisme» – Dimitris Tsigos

Elisabeth Braw - Metro World News

Entrevue avec Dimitris Tsigos, fondateur et PDG de Virtual Trip Group et fondateur de Hellenic Startup Association.

Pourquoi tant de jeunes Grecs instruits ont-ils voté pour des partis radicaux?
En Grèce, le milieu politique est incroyablement corrompu. Les gens l’ont réalisé, et l’Europe commence à le réaliser. Les résultats de la dernière élection m’enthousiasment parce que les deux partis qui ont gouverné le pays durant des décennies en recourant à la corruption ont été désavoués.

Et qu’en est-il de ceux qui ont voté pour le parti néo-nazi Aube dorée et la coalition d’extrême gauche Syriza? Représentent-ils un danger?
Un demi-million de personnes, soit 7 %, ont voté pour Aube dorée, mais la Grèce ne compte pas pour autant un demi-million de néo-nazis. Ce sont un demi-million de désespérés. Et les 15 % qui ont voté pour Syriza ne l’ont pas fait parce qu’ils sont devenus communistes, mais parce que les politiciens de Syriza ne sont pas corrompus. J’ai voté pour un parti qui a été fondé il y a deux mois et qui a malgré ça obtenu 2 % des voix. Les gens demandent des politiciens qui ne soient pas corrompus.

Y a-t-il un avenir pour les jeunes entrepreneurs comme vous en Grèce?
Absolument. L’entrepreneuriat y est beaucoup plus développé qu’on le croit. Depuis trois ans, nous avons enregistré une forte augmentation des entreprises en démarrage. L’an dernier, la toute première entreprise en démarrage grec- que a été inscrite au NASDAQ. La transformation de l’économie ne se produira pas du jour au lendemain, mais cette transformation est la seule issue à la crise.

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