DAKAR, Sénégal — L’UNICEF se dit extrêmement préoccupé par une forte augmentation de l’utilisation d’enfants, en particulier de filles, comme «bombes humaines» au Nigéria.
Des enfants ont été forcés à maintes reprises par des terroristes de perpétrer des attentats, et jusqu’à présent cette année, leur nombre est déjà quatre fois supérieur à celui de l’an passé.
Depuis le 1er janvier, 83 enfants ont été utilisés comme «bombes humaines», et 55 étaient de jeunes filles. Un bébé avait même été attaché à une des fillettes.
Le groupe armé Boko Haram revendique ces attaques qui ont pour cible la population civile.
Actuellement, 1,7 million de personnes ont été déplacées en raison de l’insurrection dans le nord-est du Nigéria. Environ 85 pour cent d’entre elles se trouvent dans l’État de Borno, où ont lieu la plupart de ces attentats.
Des résidants affirment que de présumés extrémistes du groupe Boko Haram ont tué au moins 16 personnes et ont brûlé des maisons dans deux villages dans le nord du Cameroun, près de la frontière avec le Nigéria.
Iya Gana, dont le mari a été tué dans l’attaque jeudi soir, a affirmé que les rebelles sont entrés dans son village et ont tué son mari et d’autres résidants. Elle a soutenu qu’ils ont brûlé des maisons et volé des véhicules et du bétail après avoir tué des personnes dans deux villages près de Mora, dans l’extrême nord du Cameroun, à environ 20 kilomètres de la frontière avec le Nigéria.
Des extrémistes de Boko Haram ont traversé la frontière et attaqué des villes dans des pays voisins, dont le Cameroun, ayant contribué à une force militaire régionale tentant de chasser le groupe djihadiste. On attribue la mort de plus de 20 000 personnes à Boko Haram en huit ans d’existence.
Quelque 200 jeunes filles avaient été kidnappées par Boko Haram en 2014, semant une vague d’indignation à travers le monde.
— Avec Associated Press