MOSCOU — Le président russe a fermement dénoncé, lundi, les répressions politiques de l’ère soviétique, les qualifiant de crimes qui ne devraient jamais être oubliés.
Lors d’un discours prononcé à l’inauguration d’un monument commémoratif pour les victimes des purges, Vladimir Poutine a déclaré qu’elles avaient infligé un dur coup à la nation russe, dont les conséquences se font encore sentir aujourd’hui.
Les répressions politiques sont devenues «une tragédie» pour le peuple russe, ses racines, sa culture et sa conscience de lui-même, a-t-il dit.
M. Poutine a affirmé que «des millions de personnes ont été déclarées ennemies du peuple sur des bases absurdes et infondées», et qu’elles ont été «exécutées, mutilées et ont souffert dans les prisons et les camps de travail».
Le président russe a estimé qu’il ne pouvait y avoir de justification pour ces crimes et que ce «passé horrible» ne pouvait être effacé de la mémoire de la nation.
«Nous en ressentons encore les conséquences aujourd’hui», a-t-il dit.
C’est la première fois que le président Poutine condamne aussi fermement les répressions de l’ère soviétique. Il a plutôt eu tendance jusqu’à maintenant à adopter une attitude prudente quant à l’histoire soviétique et s’est davantage concentré sur ses réussites que sur les crimes du régime communiste.
