TÉHÉRAN, Iran — Au lendemain d’un puissant séisme de magnitude 7,3 qui a secoué la région entre l’Iran et l’Irak, dimanche, des chiens sauveteurs tentaient de creuser dans les débris pour retrouver des survivants.
Le séisme a fait 430 morts en Iran et 7156 blessés, a rapporté mardi l’agence de presse officielle IRNA. La plupart des personnes blessées ont subi des blessures mineures, mais environ 1000 d’entre elles étaient toujours hospitalisées, a indiqué un porte-parole des services de gestion de crise dans une entrevue télévisée.
Le séisme a frappé à environ 31 kilomètres de la ville irakienne de Halabja, dans l’est du pays. La secousse s’est produite à une profondeur de seulement 23 kilomètres, ce qui a amplifié sa puissance destructrice. Les séismes de magnitude 7 sont capables, à eux seuls, de causer des dégâts importants.
La terre a même secoué jusqu’à Dubaï, aux Émirats arabes unis.
La secousse est survenue vers 21 h 48, heure de l’Iran, alors que ses habitants se préparaient à aller au lit.
Les dégâts les plus lourds ont été notés dans la ville kurde de Sarpol-e-Zahab, dans la province de Kermanshah, au coeur des monts Zagros qui séparent l’Iran et l’Irak. Des habitants de la ville rapportent qu’elle est maintenant privée d’eau et d’électricité, et que les services téléphonique et cellulaire sont sporadiques.
Des images diffusées par les médias iraniens et sur les réseaux sociaux du pays montrent des gens qui fuient leurs maisons en pleine nuit. Plus d’une centaine de répliques ont suivi.
L’hôpital à Sarpol-e-Zahab a été gravement endommagé. L’armée a établi des hôpitaux temporaires, bien que plusieurs blessés aient été transportés dans les villes environnantes, dont la capitale, Téhéran.
Le guide suprême de l’Iran, l’ayatollah Ali Khamenei, a immédiatement déployé toutes les forces gouvernementales et militaires pour aider aux secours.
En Irak, le tremblement de terre a fait au moins sept morts et 535 blessés. Toutes les victimes se trouvent dans la région semiautonome kurde du nord du pays, selon le ministère irakien de l’Intérieur.
Le sismologue irakien Abdul-Karim Abdullah Taqi, a expliqué que les dommages étaient plus modestes en Irak en raison de l’angle et de la direction de la ligne de faille de ce séisme, en plus de la formation géologique dans ce pays, qui absorbe davantage les chocs.
Le premier ministre irakien Haider al-Abadi a mobilisé les secouristes du pays pour venir en aide aux sinistrés. La secousse a causé des dommages visibles au barrage de Darbandikhan, sur la rivière Diyala; un responsable fait notamment état de «fissures horizontales et verticales», et dit qu’une partie du barrage s’est «affaissée».
L’Iran repose sur plusieurs lignes de faille. Des séismes s’y produisent sur une base quasi journalière. En 2003, un tremblement de terre d’une magnitude de 6,6 avait frappé la ville historique de Bam, tuant 26 000 personnes.
