Au cours de sa visite en Israël, Mitt Romney a affirmé dimanche qu’empêcher l’Iran de développer son potentiel atomique devrait être la priorité nationale des États-Unis insistant sur le fait qu’aucune option ne devrait être écartée pour y arriver. Bien que le discours de Romney ne présentait pas de réels énoncés politiques, – selon une règle tacite les candidats évitent de critiquer directement leur rivaux en sols étrangers – sa position semblait tout de même aller plus loin que celle d’Obama sur la question.
Par exemple, alors qu’Obama insiste sur l’importance d’empêcher l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire, Romney avait adopté dimanche une position plus proche de celle des dirigeants israéliens en affirmant qu’il fallait également empêcher l’Iran de développer son potentiel nucléaire. Bien que le président américain reconnaisse le droit d’Israël de se défendre contre toute menace d’un pays étranger, il privilégie toujours la diplomatie et la voie des sanctions. Le candidat républicain, quant à lui, serait prêt à appuyer des frappes israéliennes contre les installations nucléaires de l’Iran, aux dires de certains membres de son entourage politique.
Romney a également affirmé dimanche que Jérusalem était la capitale d’Israël, une déclaration qu’évite à tout prix Obama puisque les Palestiniens réclament également la ville comme la capitale de leur futur pays. Cette déclaration a valu à Romney une ovation debout et les accolades de Netanyahou.
La présence de Romney au mur des lamentations à l’occasion de la Tisha B’av, une journée de jeûne pour souligner la destruction du premier et du deuxième temple juif d’Israël, ressemblait davantage à un rallye de campagne électorale qu’à un véritable moment de recueillement et de prière. Même là, on citait les paroles du candidat, Jérusalem capitale d’Israël et on lui souhaitait la victoire sur Obama
La visite du candidat en Israël, qui fait partie intégrante d’une tournée diplomatique de sept jours se terminant lundi en Pologne, avait comme objectif de montrer une nouvelle image aux électeurs de la droite évangélique aux États-Unis ainsi que de soutirer à Obama certains votes de l’électorat juif américain qui jusqu’à maintenant s’est montré déçu de la politique du président américain face à l’Israël.
