PARIS — Des renforts policiers sont arrivés vendredi dans la ville portuaire de Calais, dans le nord de la France, où des affrontements armés entre migrants ont fait 22 blessés la veille.
Le ministre français de l’Intérieur, Gérard Collomb, a précisé que cinq des blessés avaient été atteints par balles lors d’un conflit entre bandes très organisées, selon lui.
La police recherche toujours les responsables de ces affrontements, mais ne rapportait toujours aucune arrestation, vendredi matin.
Les tensions sont fortes depuis longtemps à Calais, une région où se massent des migrants qui souhaitent franchir la Manche pour se rendre au Royaume-Uni.
M. Collomb a dit que les responsables ont déjà démantelé six réseaux de passeurs depuis le début de l’année, comparativement à un total de 20 en 2017.
La préfecture du Pas-de-Calais a expliqué qu’une centaine de migrants, surtout originaires de l’Afghanistan et de l’Érythrée, s’affrontaient avec des pierres et des bâtons après une distribution de repas, jeudi, lorsqu’environ 200 migrants érythréens ont encerclé une trentaine de migrants afghans dans un autre secteur.
La police est intervenue pour tenter de protéger les migrants qui étaient attaqués, a affirmé le ministère de l’Intérieur.
Il est rare que des migrants en situation irrégulière en France possèdent des armes à feu.
Le ministre Collomb a annoncé que le gouvernement prendra la relève des organisations caritatives et commencera à distribuer des repas à l’extérieur de Calais d’ici deux semaines, afin d’éviter de tels affrontements.
