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Fausse alerte à Hawaï: le fonctionnaire dévasté

FILE - This July 4, 2017 file photo, distributed by the North Korean government shows what was said to be the launch of a Hwasong-14 intercontinental ballistic missile in North Korea. Hawaii is the first state to prepare the public for the possibility of a ballistic missile threat from North Korea. The state's Emergency Management Agency on Friday, July 21, 2017 announced a public education campaign. Agency Administrator Vern Miyagi says because it would take a missile about 15 minutes to arrive, there won't be much time to prepare. He says that's why instructions are simple: "Get inside, stay inside and stay tuned." (Korean Central News Agency/Korea News Service via AP, File)

Jennifer Sinco Kelleher - The Associated Press

HONOLULU — Un ancien fonctionnaire de l’État d’Hawaï qui a diffusé une fausse alerte annonçant l’arrivée imminente d’un missile sur l’île a expliqué, vendredi, qu’il est dévasté d’avoir créé un vent de panique, mais qu’il était persuadé que l’attaque était réelle.

L’homme, âgé dans la cinquantaine, a accepté de parler aux journalistes mais a refusé que son identité soit dévoilée, puisqu’il dit craindre pour sa sécurité. Il affirme d’ailleurs avoir reçu des menaces.

Il a expliqué avoir été appelé à se rendre au travail le 13 janvier et que cela ne semblait pas être une simulation. Toutefois, des responsables de l’État affirment que d’autres employés ont clairement entendu le mot «exercice» être répété à plusieurs reprises.

L’homme dit avoir eu l’impression d’être frappé par un «coup violent» lorsqu’il a compris qu’il s’agissait d’un entraînement. Il affirme qu’il a de la difficulté à dormir et à s’alimenter depuis.

Il soutient être horrifié d’avoir causé de la panique chez tant de gens.

L’Agence de gestion des urgences d’Hawaï a licencié l’employé dans la foulée de cette bévue.

Ces supérieurs ont déclaré qu’ils savaient depuis des années qu’il ne faisait pas un bon travail. L’employé avait déjà confondu un entraînement pour un vrai tsunami et ses collègues n’étaient pas en confiance lorsqu’ils travaillaient avec lui, ont-ils mentionné.

Le fonctionnaire a rejeté ces allégations, affirmant qu’il n’a jamais été averti pour la mauvaise qualité de son travail.

La fausse alerte est demeurée en vigueur pendant environ 40 minutes avant que l’agence réussisse à l’annuler, puis à envoyer une autre alerte expliquant l’erreur.

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