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Un ancien espion russe dans un état critique

Police cordon off the area near the Maltings in Salisbury, England, where British media reported Monday, March 5, 2018 that a former Russian spy was in critical condition after coming into contact with an "unknown substance" on Sunday. British media identified him as Sergei Skripal, 66, who was convicted in Russia on charges of spying for Britain and sentenced in 2006 to 13 years in prison. Skripal was freed in 2010 as part of a U.S.-Russian spy swap. (Steve Parsons/PA via AP)

Raphael Satter et Vladimir Isachenkov - The Associated Press

LONDRES — Des médias britanniques ont affirmé lundi qu’un ancien espion russe était dans un état critique après avoir été en contact avec une «substance inconnue», une affaire qui a aussitôt suscité des parallèles avec l’empoisonnement de l’ancien agent russe Alexander Litvinenko.

Les autorités n’ont pas identifié l’homme, disant seulement que celui-ci et une femme avaient été retrouvés inconscients, dimanche après-midi, sur un banc dans un centre commercial à Salisbury, une ville à environ 145 kilomètres à l’ouest de Londres.

Toutefois, la Press Association et d’autres médias britanniques l’ont identifié comme étant Sergueï Skripal, 66 ans, qui avait été condamné en Russie en 2006 à 13 ans de prison pour avoir espionné au bénéfice du Royaume-Uni. M. Skripal a été libéré en 2010 dans le cadre d’un transfert d’espions entre les États-Unis et la Russie.

La police du Wiltshire, qui est responsable du secteur de Salisbury, a simplement identifié l’homme et la femme par leur âge approximatif et a indiqué qu’ils semblaient se connaître et qu’ils n’avaient «pas de blessures visibles».

Les autorités britanniques de la santé publique ont dit par communiqué avoir peu d’informations sur les patients, ajoutant qu’il ne semblait pas y avoir d’autre risque dans l’immédiat pour la santé publique.

Après son arrestation en 2004 à Moscou, il avait confessé avoir été recruté par le renseignement britannique en 1995 et avoir fourni des informations sur des agents en Europe en échange de 100 000 $.

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