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Rencontre sur le climat à Doha : round 18

La première Conférence des Parties de l’ONU sur le climat a eu lieu en 1995, à Berlin. C’est la première réunion de l’ONU sur les changements climatiques à laquelle j’ai participé.

Au moment d’écrire ces quelques lignes, je me trouve à l’Université de Doha avec une cinquantaine de mes collègues d’organisations non gouvernementales (ONG) d’un peu partout sur la planète en préparation finale pour la conférence, qui commence ce matin.

On me demande souvent pourquoi, après tant d’années, et apparemment aussi peu de progrès, je continue de participer à ces rencontres? Parce qu’il y a beaucoup à faire, et rester chez moi n’est tout simplement pas une option.

De toute évidence, lorsqu’on apprend que les émissions de GES sont de 20 % supérieures à celles de l’an 2000 alors que nous devrions être sur une pente descendante, on peut difficilement parler d’un franc succès. Une fois ce constat tiré, quel est l’héritage du protocole de Kyoto et quels sont les enjeux majeurs de la conférence qui s’amorce à Doha? Pouvons-nous encore influer sur l’immobilisme des grands?

Quant à l’héritage de Kyoto, il y a eu une série d’avancées importantes, comme la mise en place d’une structure internationale permettant de mesurer et de quantifier les émissions globales. Cela a permis d’expérimenter différents mécanismes aidant à réduire les GES, comme les bourses de carbone. Plus tard, on misera sur les taxes sur le carbone ou encore sur l’adoption d’objectifs d’efficacité énergétique.

Kyoto est également devenu un puissant symbole dans le cadre de la lutte aux changements climatiques et a permis une prise de conscience planétaire quant à cet enjeu critique. Je me souviens encore très bien que je passais pour un extraterrestre lorsque je parlais de changements climatiques durant les années 1990; les choses ont beaucoup changé depuis.

Maintenant que nous avons mis en place plusieurs des outils nécessaires et qu’il y a une prise de conscience de plus en plus globale de cette question, il est plus que jamais temps de passer à l’action.

Un nouvel appel à l’action a d’ailleurs été lancé la semaine dernière par la Banque mondiale et le Programme des Nations unies pour l’environnement, qui ont publié coup sur coup deux rapports exhortant la communauté internationale à agir, et vite!

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