Edward Snowden, a choisi de présenter une demande d’asile à l’Équateur, suivant ainsi l’exemple de Julian Assange. Mais pourquoi a-t-il choisi ce pays?
Est-ce que l’Équateur veut recevoir M. Snowden?
Le ministre des Affaires étrangères de ce pays, Ricardo Patiño, s’est dit en faveur de sa demande d’asile, déclarant que c’était une affaire «de liberté d’expression et de sécurité des citoyens dans le monde». Il a également attaqué le gouvernement américain à propos des violations des droits de l’Homme. De plus, Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks, a laissé entendre que l’acceptation n’était plus qu’une formalité.
Quel est le rôle de WikiLeaks dans l’affaire Snowden?
Alors qu’il est en résidence surveillée dans l’ambassade équatorienne de Londres, M. Assange affirme avoir obtenu un «document de voyage spécial de réfugiés» pour M. Snowden, produit par l’Équateur. La tête de WikiLeaks a une relation de longue date avec M. Snowden et les fonctionnaires équatoriens, comme on a pu le voir dans une entrevue chaleureuse avec le président Rafael Correa, diffusée à Russia Today l’an dernier. Sarah Harrison, une avocate du site WikiLeaks et une des proches conseillères de Julian Assange, accompagne Edward Snowden en Équateur.
Que gagnent les Équatoriens en retour?
L’Équateur, comme le Venezuela et Cuba, est un des pays latino-américains les plus opposés au gouvernement américain. Défier «l’empire» sert aussi de tactique populiste. MM. Correa et Assange disent avoir un «ennemi en commun», et le président tient à se montrer fort à la suite de sa victoire électorale. Héberger des dénonciateurs améliorera la réputation de l’Équateur au chapitre des droits de l’Homme.
Est-ce que l’Équateur fait bonne figure à propos de la liberté d’expression?
Non. Cette année, une nouvelle loi qui facilite les poursuites contre les journalistes qui critiquent le gouvernement est passée, et Rafael Correa a poursuivi et fait fermer des médias critiques.
