Ce brave ours polaire avait un petit creux, mais c’est une aventure périlleuse d’essayer d’attraper un oiseau de mer pour déjeuner. Le photographe Paul Goldstein a pris un ours affamé en pleine chasse aux guillemots sur une falaise de Nordaustlandet, dans l’archipel norvégien du Svalbard.
Entrevue avec le photographe
Est-ce que l’ours a attrapé son repas?
Pas ces oiseaux-là parce qu’ils ont un avantage : ils volent. Son retour sur l’énergie investie était absurde, car il n’aura réussi à se mettre sous la dent qu’un oisillon.
Pourquoi a-t-il échoué sur cette falaise?
Il avait faim et il était désespéré. Les phoques constituent la base de l’alimentation des ours polaires, mais sans la banquise, ceux-ci ne peuvent plus les chasser. Et un ours aurait besoin d’une douzaine d’oiseaux et d’œufs pour que le jeu en vaille la chandelle.
Vous avez dû craindre pour la vie de ce pauvre ours…
Bien sûr. Ce sont des falaises de basalte extrêmement périlleuses à grimper, et chaque fois qu’il perdait pied nos cœurs battaient la chamade. C’était extraordinaire à regarder, mais tant que nous continuerons de polluer l’atmosphère, la banquise disparaîtra, et ces scènes déplorables deviendront monnaie courante.
