BUJUMBURA, Burundi — Le président du Burundi s’est engagé à libérer quelque 2000 personnes qui ont été arrêtées depuis le début de la crise politique il y a plusieurs mois, a fait savoir mardi le secrétaire général des Nations unies.
Ban Ki-moon a fait cette annonce à l’occasion d’un déplacement au Burundi, un pays déchiré par la violence depuis que le président Pierre Nkurunziza a brigué et obtenu l’an dernier un troisième mandat que plusieurs jugent inconstitutionnel.
M. Ban a rencontré le président Nkurunziza mardi, mais aussi des membres du parti au pouvoir et des représentants de groupes civils ou d’opposition.
M. Ban a dit que la promesse du président est un “pas encourageant” et il l’a incité à adopter d’autres mesures pour favoriser la paix. M. Ban s’est également réjoui de la réouverture de certains médias et de l’annulation de certains mandats d’arrestation.
Il était arrivé au Burundi lundi pour encourager le dialogue entre M. Nkurunziza et ses adversaires.
Le président a déclaré par voie de communiqué qu’il est prêt à discuter avec l’opposition.
Plus de 400 personnes ont été tuées depuis le début des troubles, notamment lors d’attaques à l’arme à feu ou à la grenade dans la capitale, Bujumbura.
