À la suite du séisme qui a secoué le Chili, Métro a rencontré Andreas Rietbrock, professeur de sismologie à l’Université de Liverpool.
Est-ce que le séisme au Chili était prévisible?
Les sismologues ont dit pendant des années qu’il allait probablement y avoir un tremblement de terre, parce que le secteur est situé près des lieux où deux autres sont arrivés. Les autorités chiliennes le savaient et étaient bien préparées.
Est-ce que les tremblements de terre sont plus fréquents?
Non. La terre n’a pas changé; on a juste déplacé des gens vers des endroits à risque. De grandes villes comme Tokyo ou encore des villes en Indonésie ou en Amérique du Sud sont situées dans des zones où il y a des séismes.
Les dégâts causés par les séisÂmes peuvent-ils être réduits?
Les choses ont évolué depuis les 30 dernières années. La plupart des pays ont de meilleures normes de construction et les immeubles résistent de plus en plus au mouvement.
Qu’est-ce qui a empêché qu’il y ait plus de dégâts?
Les bonnes normes de construction. Il y a des dégâts, mais rien de comparable avec Haïti, où il y a un manque de normes. Bien entendu, il y a aussi le fait que l’épicentre était à 115 km de Concepción, contrairement à celui de Haïti, situé à 25 km de Port-au-Prince.