Lancée dimanche, la DSi est la troisième version de la console DS, vendue à plus de 100 millions d’exemplaires depuis la fin de 2004. Nintendo conserve intacts l’attrait et la plupart des fonctionnalités de sa portable, mais en ajoute qui visent une tout autre clientèle.
La surface des deux écrans est agrandie d’environ 15 %, les contrôles du volume et de la luminosité sont plus conviviaux, et une touche de retour au menu a été ajoutée. Des améliorations bienvenues, mais le gros changement reste l’addition d’un volet multimédia individualisé.
Le multimédia à l’honneur
En plus du micro de la DS, la DSi possède deux caméras, l’une vers l’intérieur et l’autre vers l’extérieur. À 0,3 mégapixel de résolution, on est loin d’un véritable appareil numérique. Nintendo mise plutôt sur des aspects ludiques et sociaux. La DSi – dont le nom pourrait presque se traduire par «DSmoi» – permet en effet de personnaliser les images prises avec les caméras en leur ajoutant texte, formes et couleurs, ou de modifier les visages et de changer leur expression, voire de vérifier le degré de parenté entre deux personnes. Le résultat est plus amusant que scientifique…
Le tout peut être échangé directement entre utilisateurs ou transféré sur ordinateur au moyen d’une carte SD. Cette dernière pourra servir d’extension à la mémoire interne pour toutes les autres applications.
Nintendo se permet aussi de jouer dans les platebandes d’Apple, puisque la console peut lire des pistes musicales en format AAC (utilisé par iTunes). Des effets peuvent être ajoutés : accélération, ralenti, graves, aigus, écho, ainsi que des bruits variés. Le même type de manipulation peut être effectué sur des enregistrements d’échantillons de voix ou de sons ambiants, d’une durée maximale de 10 secondes, avec le micro. Droits d’auteur obligent, seules les modifications à ces derniers pourront être sauvegardées.
Ah oui, on peut jouer…
On en vient presque à oublier que la DSi est d’abord une console de jeu. La nouvelle interface, calquée sur celle de la Wii, permet d’accéder à une boutique de jeux via Wi-Fi.
Pour l’instant, cinq jeux sont offerts, à partir de 200 points (2 $). D’autres devraient apparaître, dont des titres de Gameboy et Gameboy Advance.
Une version DSi du navigateur internet Opera peut être téléchargée sans frais, mais son utilisation reste une solution de dépannage, tant elle y est mal adaptée, et plusieurs sites montrent des problèmes de compatibilité.
Il sera intéressant de voir comment Nintendo intégrera les nouveaux trucs de la DSi dans les jeux, qui sont encore sa raison d’être. La clientèle familiale et les enfants sont évidemment ciblés. Des contrôles parentaux ont d’ailleurs été ajoutés.
Les fans de longue date, eux, seront plus intéressés par le potentiel qu’offre la boutique de jeux et verront la DSi pour ce qu’elle est avant tout : l’évolution d’une excellente console de jeu portable.
P.-S : Petite note à Nintendo (et à Sony, tant qu’à y être) au sujet du clavier virtuel : les Québécois francophones sont des Nord-Américains et utilisent le clavier «qwerty».