Le français est une des deux langues officielles (avec l’anglais) des Jeux olympiques. Et sa présence est surveillée, rappelle le New York Times dans un article publié hier.
Le quotidien américain s’est entretenu avec Michaelle Jean sur le sujet à Rio. «Vous remarquez que les commentateurs ne parlent pas français, souligne avec indignation la Secrétaire générale de la Francophonie et ancienne gouverneure générale du Canada. Sur le site, aucune affiche n’est en français». Mme Jean a déjà occupé le poste de Grand Témoin pour les Jeux de Londres en 2012, un poste qui promeut le français aux Oympiques et suit de près l’utilisation de la langue de Molière pendant les Jeux.
Depuis les JO d’Athènes, en 2004, un Grand Témoin est nommé pour chaque Jeux. Cette année, le poste est occupé par le Camerounais Manu Dibango, un saxophoniste jazz mondialement reconnu. «Je considère ce boulot comme celui d’un porteur de drapeau pour 300 millions de personnes de partout dans le monde qui parlent le français», a affirmé M. Dibango au New York Times.
Le français est inscrit comme langue officielle des Jeux dans la charte olympique, au paragraphe 23. On peut aussi y lire qu’«en cas de divergence entre le français et l’anglais dans des textes de la charte ou dans tout document du Comité international olympique, le français prévaut à moins d’exception écrite». Pierre De Coubertin, le père des JO modernes, était Français.
