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«Il va y avoir des feux d'artifices dans le ring» – Jean Pascal

Mathieu Horth Gagné - Métro

Jean Pascal a toujours la langue aussi acérée. Moins d’une semaine avant son combat de championnat du monde contre Bernard Hopkins, le 21 mai au Centre Bell, le Québécois a encore une fois écorché son adversaire.

«Avant le premier combat, je lui vouais beaucoup de respect, a dit Pascal après son entraînement public au théâtre Corona hier. Je me suis rendu compte qu’il ne le méritait pas. Je ne vais certainement pas respecter quelqu’un qui ne respecte pas le Québec, surtout que les Québécois lui ont permis d’empocher un gros salaire pour notre duel du 18 décembre. Après le combat, il a craché sur nous, il a dit que nous étions un petit peuple. Ce genre d’individu ne mérite pas mon estime.»

La guerre de mots entre les deux pugilistes a en effet été rude depuis que Pascal a conservé de justesse sa ceinture des mi-lourds de la WBC après le combat du mois de décembre à Québec. Le boxeur de Laval ne croit toutefois pas que cette joute verbale ait nui à son entrainement. «Tout ce qui a été dit n’a pas pris trop de place, et je suis très bien préparé, autant physiquement que psychologiquement, a-t-il assuré. Je suis serein et prêt à relever le défi.»

Pour Marc Ramsay, l’entraîneur de Pascal, la guerre psychologique a motivé son poulain. «Jean n’est pas de bonne humeur, il n’est pas content de la façon dont se sont déroulés les face-à-face entre les deux boxeurs, a-t-il affirmé. Durant le premier combat, c’était dur pour Jean de frapper un gars qu’il avait regardé toute sa jeunesse. Maintenant, avec tout ce qui s’est dit, à cause de la petite guerre à laquelle s’est livré Bernard [Hopkins], Jean a perdu tout respect pour lui.»

Au delà des tirades provocatrices, le boxeur et son entraîneur ont de bonnes raisons de croire qu’ils sortiront vainqueur du duel de samedi soir. Les deux hommes sont très satisfaits du travail qui a été fait en vue de ce combat. «Nous avions trois partenaires d’entraînement pour Jean cette fois-ci, a expliqué Ramsay. Ça prend plusieurs personnes pour être sûr de couvrir chaque aspects où Hopkins excelle.»

L’entraîneur a également indiqué qu’il ne voulait pas répéter les erreurs du premier combat, soit trop se concentrer sur les forces et les faiblesses de Hopkins au lieu de mettre l’accent sur les forces du Québécois. Pascal croit pour sa part qu’il a tout fait pour parer à toutes les éventualités. «La boxe, c’est comme aller à la guerre, a-t-il dit. On ne sait jamais ce qui va se passer. C’est difficile de prévoir l’imprévisible. On a donc essayé de se préparer pour tous les scénarios possibles.»

Le combattant a ensuite mis fin à sa rencontre avec les journalistes comme lui seul sait le faire. «Je suis prêt à un combat de 24 rounds, comme dans Rocky!»

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