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Duel ultime Stephens-Halep à la Coupe Rogers

Paul Chiasson / La Presse Canadienne

Michel Lamarche, La Presse canadienne - La Presse Canadienne

MONTRÉAL — Tout au cours de la semaine, Sloane Stephens a amorcé ses matchs sur les chapeaux de roues. L’arrivée du week-end n’a rien changé.

Propulsée par un autre départ canon, l’Américaine de 25 ans s’est qualifiée pour la finale de la Coupe Rogers de tennis féminin en éliminant l’Ukrainienne Elina Svitolina en deux manches de 6-3, 6-3 en 1 h 38 minutes, samedi soir sur le court central du stade IGA.

Stephens s’est imposée en gagnant les quatre premiers jeux de la manche initiale contre la cinquième raquette mondiale.

Svitolina a récupéré l’un de ces bris alors que Stephens servait pour la première manche à 5-2. Elle a cependant perdu son service aussitôt après, lorsque son revers en décroisé a abouti dans le corridor du double.

Au deuxième set, Stephens a été la première à inscrire un bris, au 4e jeu. Au jeu suivant, qui s’est étiré pendant 13 minutes, Svitolina a laissé filer trois occasions de rendre à l’Américaine la monnaie de sa pièce.

«Je n’ai jamais arrêté de batailler, a affirmé Stephens. Des jeux comme le cinquième en deuxième manche, quand je menais 3-1, peuvent changer l’allure d’un match. Dans ces moments, il faut rester accrochée.»

Stephens a ajouté un deuxième bris lors du huitième jeu avant de clore le duel à sa première balle de match, à l’aide d’un revers en croisé hors de portée de Svitolina.

«Je ne me sentais pas à 100 pour cent, a déclaré Svitolina, gagnante à Toronto il y a un an.

«Elle a très bien commencé et j’ai connu des hauts et des bas. Elle a très bien joué, et dans les moments importants, elle a été vraiment solide. C’est ce qui a fait la différence parce que nous avons eu des jeux serrés. Elle a été tout simplement meilleure dans les moments cruciaux.»

En finale dimanche, Stephens retrouvera la Roumaine Simona Halep, numéro un mondiale, qui a facilement pris la mesure de l’Australienne Ashleigh Barty 6-4, 6-1 en après-midi.

Ce sera le neuvième affrontement entre Halep et Stephens, et le deuxième cette année. Stephens aura l’occasion de venger l’échec qu’elle a subi en finale des Internationaux de France, en juin. Halep avait alors mérité un premier titre en Grand Chelem en carrière grâce à une victoire 3-6, 6-4, 6-1.

«Aux Internationaux de France, nous avons disputé un bon match. J’ai très bien joué pendant un set et demi. Demain (dimanche), j’espère très bien jouer pendant deux sets, a déclaré Stephens, qui n’a pas perdu une seule manche au cours de la semaine.

«Je joue du bon tennis, elle joue du bon tennis. De me qualifier pour une finale d’un autre tournoi est incroyable. C’est ma troisième cette année. Je suis vraiment satisfaite à ce chapitre», a-t-elle ajouté.

Halep, qui en sera à sa cinquième finale en 2018, compte six victoires en huit matchs contre Stephens et a gagné les cinq derniers duels.

Halep dominante

Insatisfaite de l’horaire de ses matchs à la Coupe Rogers cette semaine, Halep avait pris les moyens, plus tôt samedi, pour se donner le repos le plus long possible avant de participer à une deuxième finale consécutive à Montréal.

Championne de l’édition de 2016, Halep n’a eu besoin que de 71 minutes pour vaincre Barty.

Halep a mis fin au duel à sa quatrième balle de match, lorsque Barty a commis sa quatrième double faute de l’après-midi.

«Je pense avoir joué du tennis intelligent aujourd’hui, a analysé la numéro un mondiale. Je l’ai poussée profondément sur son revers et je pouvais profiter de balles plus courtes, plus faciles pour moi pour ouvrir le court. Puis, je suis allée jusqu’au bout, également sur son coup droit, avec des balles courtes, en croisé, profondes, tout.»

Halep a obtenu cinq bris de service dont un pour amorcer chacune des deux manches.

«Oui, j’ai brisé, mais ensuite j’ai perdu mon service et j’étais un peu fâchée. Quand j’ai obtenu mon bris au deuxième set, je me suis dit qu’il fallait que je gagne mon service, ce que j’ai fait. Ç’a été beaucoup mieux lors du deuxième set.»

Le match ultime doit commencer à 13 h 30, ce qui a semblé satisfaire Halep, qui compte bien relaxer après s’être présentée endolorie sur le court pour la demi-finale.

«En fait, je ne sais pas à quelle heure je vais jouer demain, a-t-elle lancé aux journalistes. Si vous le savez, dites-le-moi.»

«13 h 30», lui ont répondu certains d’entre eux, à l’unisson.

«Bien», a-t-elle répondu avec un sourire qui faisait contraste avec ses états d’âme de la veille, alors qu’elle s’était plainte d’avoir eu le pire horaire de toutes les joueuses inscrites au tournoi.

Parmi ses revendications, Halep considérait qu’elle aurait dû jouer le deuxième match vendredi soir, et non le premier, et en soirée samedi plutôt qu’en après-midi.

Tout en avouant être encore mécontente de la situation, Halep n’a pas voulu revenir sur le sujet.

«C’était hier (vendredi). Je pense que j’en ai suffisamment parlé. J’étais fâchée, bien sûr. J’espère que ce sera meilleur à l’avenir. Pour le moment, tout est correct.»

À défaut d’avoir atteint le match ultime en simple, Barty a réussi l’exploit en double. Elle et sa partenaire Demi Schuurs, des Pays-Bas, l’ont emporté 7-5, 6-3 face à l’Américaine Nicole Melichar et à la Tchèque Kveta Peschke.

Barty et Schuurs affronteront maintenant en finale le duo composé de Latisha Chan et Ekaterina Makarova, qui a battu Andreja Klepac et Maria Jose Martinez Sanchez 6-4, 7-6(3).

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