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La fin des héros obscurs

Avant le début des séries, de nombreux observateurs se demandaient quel joueur de Canadien allait être le héros obscur de la «vraie» saison.

Ils ne le voyaient pas venir, pas seulement parce qu’il était dans l’ombre, mais surtout parce que prédire un héros obscur reviendrait à le faire sortir de l’obscurité, ce qui gâcherait l’ensemble du concept.

Gilbert Dionne
Tous cherchent en fait à faire des parallèles avec la dernière conquête de la Stanley où Gilbert Dionne et Paul DiPietro avaient fait la différence. L’émergence d’une carte profondément cachée dans l’alignement ne garantirait toutefois pas à Canadien une victoire en finale. Jaroslav Halak en est la preuve vivante (ou presque vivante).

Certains ont identifié Dale «Cheeze» Weise, Michaël Bournival ou le gars qui a retrouvé les chiens de Carey Price comme les héros obscurs de ces séries. Il y a aussi Mike Weaver, dont on ne savait même pas qu’il existait avant il y a deux mois, moment où il a rejoint la Flanalette. Depuis, on le reconnaît lorsqu’on le croise à la buanderie.

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Héros tout court
À Montréal, même Travis Moen est plus connu que Marie-Mai. Dans ces circonstances où n’importe quel plombier est une vedette, comment peut-on identifier un héros obscur? Il n’y a pas de héros obscur chez Canadien, il n’y a que des héros tout court (surtout qu’ils sont en effet courts sur patins).

En vérité, à la fin de cette série, s’il y a un héros obscur à désigner, il sera du côté du Boston. Ce sera le gars qui aura permis à Canadien de gagner contre une équipe pas mal meilleure. On a bien hâte de lui remettre son trophée…

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