Les experts l’avaient dit, se motiver après avoir disputé une série émotive comme celle contre le Boston allait être extrêmement difficile pour Canadien. Il semble en effet que la perspective de remporter la récompense la plus prestigieuse du monde entier, juste avant le prix Nobel, ne soit pas suffisante pour donner le goût à Vanek de se grouiller les foufounes.
Plutôt que de jouer avec l’énergie du désespoir, Canadien a donc joué avec le désespoir de l’énergie perdue lors de la ronde précédente. Même qu’après la défaite de samedi, Dany Dubé a expliqué que l’équipe qui n’avait pas l’avantage de la glace dans cette série, avait un avantage. Imaginez, le seul avantage de Canadien était désavantageux.
En plus, il n’y avait rien chez les Rangers, une équipe plate comme de l’eau de roche, pour se donner le goût de se surpasser. Mais ça, c’était avant le premier match. Parce que maintenant que Canadien s’est fait brutalisé 7-2, que Kreider a tenté d’assassiner Price, que Ginette est en berne, bref, depuis que Canadien a été humilié, l’émotion a repris du poil de la bête.
L’énergie recommence donc à couler à flot chez Canadien. Les changements possibles à la formation comme le retour d’Alex Galchenyuk, l’avènement de Peter Budaj ou l’arrivée de Linda Lemay aux hymnes nationaux changeront la donne. Et si ce n’est pas le cas, c’est pas grave, il fait beau dehors.