Quand j’entends parler des restrictions que Centraide impose à des organismes qui viennent en aide aux personnes atteintes de cancer ou du VIH-sida, aux toxicoÂmanes, en disant souhaiter favoriser les générations émergentes et les familles, je sens quelque chose de discriminatoire et d’idéoloÂgique en arrière de ce discours.
Je ne suis pas contre l’aide aux enfants, mais voilà qu’il y a des causes plus à la mode, plus agréables à afficher que d’aider les marginaux de la société : les malades, et surtout ceux aux prises avec le VIH-sida et la toxicomanie. Quand je vois une douce madame parlant au nom de Centraide qui nous fait voir des enfants qui prennent leur déjeuner, une image assez attendrissante, je sens que Centraide fait de la manipulation pour justifier sa décision.
Il n’y a pas de cause qui soit plus importante qu’une autre, elles sont toutes importantes.
Quand on parle de 500 000 $ de restrictions budgétaires à cinq organismes communautaires dans un budget de 52 000 000 $, on peut penser qu’il y a quelque chose de caché en arrière, car le montant est ridicule face au budget total.
Les organismes communautaires constituent la bonne santé de notre société québécoise, et il faut qu’ils y restent. Pourquoi ne pas protéger ce que nous avons réussi à développer et ce que nous avons de mieux comme société : notre solidarité?
– José Szlam