Vendredi matin, 6 h 45, il fait très sombre. Une petite pluie verglaçante tombe. Je me rends de peine et de misère à l’arrêt d’autobus, c’est très glissant. À une intersection, j’attends l’autobus qui n’arrive pas. Une voiture remonte la rue en trombe à 70 km/h dans une zone de 40 km/h. Plus tard, une voiture passe à l’intersection suivie d’une autre qui la suit derrière. Elles roulent lentement toutes les deux. Au volant de la deuxième, une voiture rouge sport, un jeune homme tient son téléphone dans sa main droite tout en conduisant collé sur le parechoc de la voiture qu’il précède. Les rues sont glissantes.
L’hiver se pointe le nez, mais cela n’empêche pas les téméraires de conduire imprudemment. S’ils sont des milliers comme eux à ne pas adapter leur conduite dans ces conditions, je me pose la question : est-ce à cause d’eux que les accidents surviennent dans ces condiÂtions?
– Christian Beauchemin