lang="fr-FR" > La presse écrite : lente mort?

La presse écrite : lente mort?

Depuis un certain temps, les lecteurs fidèles de la presse écrite reçoivent de nombreux signaux de sa fragilisation. Ainsi, tout récemment, le journal La Presse suppliait presque ses abonnés de passer à la version internet.

Avis sur ordinateur, téléphone à la maison, rien n’est négligé pour nous inviter à mettre les pieds dans cet engrenage. Le journal Le Devoir lorgne également dans cette direction. On nous laisse «la liberté» d’y adhérer… mais pour combien de temps?

Il y a dans ces démarches un irrespect perceptible des abonnés du journal écrit. L’expérience d’une lecture approfondie et satisfaisante d’un journal ou d’un livre sur lesquels nous avons un total contrôle dans le confort et le calme du foyer ne pourra jamais être remplacée par les atermoiements et les mises à jour d’un ordinateur plus ou moins capricieux.

Les premiers profiteurs du rendement des journaux que nous recevons depuis tant d’années à la maison doivent sérieusement se questionner sur la tendance inquiétante à soumettre à l’ordinateur l’avenir de leurs publications. Sommes-nous les cobayes d’un univers de l’artificiel et de l’isolement?

– Jacques Léger, Montréal

Articles récents du même sujet

Exit mobile version