À la suite de la lecture du 10 janvier citant les propos de la ministre des Ressources naturelles Nathalie Normandeau, je n’ai pu m’empêcher de souligner deux passages qui m’ont inquiété grandement :
«Ce sont des fuites normales qu’on trouve aussi dans des puits d’autres juridictions, explique-t-elle. Regardons la réalité telle qu’elle est. En tant que ministre des Ressources naturelles, j’arrive à la conclusion qu’il n’y a pas lieu de s’alarmer.»
«Selon une étude du BAPE, la majorité des puits laisse échapper des subÂstanÂces dans l’environÂneÂment». Un seuil aux alentours de 0,1 % aurait pu me rassurer, mais plus de 50 %…
Mme la ministre, lorsque vous deviendrez pèlerin pour rencontrer la population comme vous l’annoncez, j’aimerais bien vous inviter à un souper amical afin d’écouter les raisons qui font en sorte que vous et votre gouverÂnement tenez tellement à cette industrie. J’inviterai quelques couples d’amis afin que vous puissiez convaincre un plus grand auditoire et répondre à des questions songées. Nous pourrions par la suite écouter un film loué en soirée tel que Gasland, le tout à mes frais, bien sûr.
Pour finir, j’aimerais faire un parallèle absurÂde : «Les scandales financiers, le travail des enfants et les épisodes de smog sont des évènements normaux puisqu’on en trouve dans d’autres juridictions. Regardons la réalité telle qu’elle est. En tant qu’humain, j’arrive à la concluÂsion qu’il n’y a pas lieu de s’alarmer.»
– Jean-Louis Robichaud Morinville, Montréal