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Les séries référendaires

Pauline Marois voudrait que le peuple québécois s’affronte à nouveau dans un troisième match des séries référendaires. Pour le moment, l’équipe majoritaire des Québécois qui veulent s’épanouir dans un grand pays allant de l’Atlantique au Pacifique mène les séries par un score de 2-0, contre l’équipe des citoyens qui souhaitent avoir un nouveau passeport et établir une douane entre le Québec et l’Ontario.

Pauline Marois croit que le peuple a le droit de changer d’avis et qu’il est fort possible qu’assez de gens viennent soutenir la séparation du Québec au prochain tour. Si c’était le cas, le score référendaire serait 2-1, toujours en faveur de l’option fédérale. Je sais. C’est un peu naïf de voir les référendums de cette façon. La réalité est que la chef du Parti québécois est convaincue que, dans ces séries référendaires, il lui suffirait de réussir une seule victoire pour remporter la coupe. Pour elle, on peut jouer un nombre illimité de matchs, mais quand les indépendantistes en gagneront un, ce sera fini. Plus de changement d’avis permis.

C’est un principe qui ne me semble ni logique ni démocratique. Sans oublier les douloureuses déchirures sociales causées par les référendums précédents entre familles, amis et employés.

Le rôle des gouverne­ments devrait être de créer des conditions d’épanouissement pour les citoyens les plus entreprenants et innovateurs, et non de promouvoir des idées populistes fondées sur le principe effrayant du «nous» contre les «autres». Contrairement à la Coupe Stanley, ce genre de série s’est déjà avéré très destructeur à plusieurs niveaux pour le Québec.

– Federico Sanchez, Montréal

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