Le sous-financement des institutions d’enseignement québécoises, autant francophones qu’anglophones, est inquiétant, car il menace la survie d’une des plus importantes richesses du peuple québécois.
Cependant, il est absurde de suggérer une réduction du financement du système universitaire anglophone sous prétexte que les anglophones ne représentent que 8,2 % de la population québécoise, comme quelqu’un le suggérait dans le courrier des lecteurs.
Outre le fait que plus de 13 % des Québécois identifient l’anglais comme la première langue officielle parlée (données de 2006), il est bien plus important de considérer que les étudiants des universités anglophones représentaient 24 % des étudiants universitaires au Québec en 2008.
De plus, les étudiants étrangers doivent payer le plein prix de leurs études et les étudiants canadiens ne sont subventionnés que selon le taux de subvention gouvernementale moyen au Canada. Existe-t-il un problème de financement chronique des universités québécoises? Certainement. Les universités anglophones et les étudiants d’origine hors Québec sont-ils à blâmer? Définitivement pas.
– Loïc Sanscartier, cégépien