Évidemment, on fait référence au match contre le Boston mercredi, mais on va généraliser quand même si vous nous le permettez, car on est des journalistes sportifs jambons. Mercredi, donc. Milieu de la semaine, 40e jour de l’année du calendrier grégorien, 9 février, date sans importance dans l’histoire selon Wikipédia (on a vérifié) et puis, bang, 189 minutes de punitions dans un match Canadien-Boston. Et le seul de Canadien qui a été en mesure de varger dans face du Bruins comme un homme, c’est Benoît Pouliot. Un Franco-Ontarien qui roule ses « r ». Come on.
Des allures de débordements
L’unanimité a fait consensus dans les médias sportifs dès la fin du match : Canadien doit être plus violent. Même que Michel Bergeron a sacré en ondes à L’Antichambre pour soutenir sa thèse, alors que les oreilles de Mario Tremblay flashaient rouge Canadien. De son côté, Martin McGuire, de CKAC Sports, a sorti sa plus belle question de point de presse avec la réponse dedans afin d’établir la preuve. «Jacques, est-ce qu’on pourrait qualifier de débordements, à certains moments, ce qui est arrivé ce soir?» Et Jacques Martin de reprendre la question dans sa réponse : «Oui, c’est sûr.»
Mes amis, voir Tom Pyatt rentrer au banc tel Éric Duhaime qui vient de rencontrer quelqu’un qui sait argumenter, ce n’est pas jojo. Ce qui nous fait vous demander : Quelle image veut-on donner à nos jeunes? Celle du débordement qui tombe à terre? Comme dans la fable de la goutte pis du vase? Non.
Un Québécois de souche pour bûcher
La solution est simple. Canadien se doit de signer un Québécois pour ce qu’il est. Un gars qui, comme sa langue, n’a pas besoin de se battre pour se faire respecter, à part quand il se sent vraiment menacé. Faque, qu’on nous amène au plus vite le prochain Georges Laraque, Sylvain Blouin, Dave Morissette, Gino Odjick, Mario Roberge ou Enrico Ciccone.
Nous, au Sportnographe, on milite d’ailleurs pour le gros Raby de la série Montréal-Québec. Une première transaction Canadien-Nordiques deuxième génération?
Vendredi soir à 19 h, à la Première Chaîne de Radio-Canada – 95,1 FM