La date limite des transactions dans la Ligue nationale donnait traditionnellement lieu à une journée d’échanges bien remplie. De nos jours, cette période s’est allongée, et il y a de l’action durant un mois.
Un des échanges qu’on voyait normalement à la date limite s’est produit tout de suite après les Fêtes, quand le Canadien a fait l’acquisition de James Wisniewski des Islanders de New York en échange d’un choix de deuxième tour au prochain repêchage et d’un choix conditionnel en 2012.
Certes, ce sont les blessures qui ont forcé le Tricolore à agir plus rapidement que d’habitude, mais d’une manière générale, les équipes de la LNH ont tendance à appuyer plus tôt qu’avant sur la gâchette dans le domaine des transactions. La raison est assez simple : elles veulent maximiser l’impact de leurs nouveaux joueurs sur leur saison.
La date limite des transactions est le 28 février. Même s’il y a déjà eu beaucoup d’échanges jusqu’à maintenant, on peut s’attendre à voir encore de l’action à profusion. Après avoir acquis les services de Wisniewski, le Canadien a rapatrié Paul Mara, encore une fois en raison des nombreuses blessures. Ce genre d’ajout, qui permet d’avoir plus de profondeur à la ligne bleue, est bénéfique. Il n’y a toutefois aucune raison pour la troupe montréalaise fasse un type d’échange qu’on voit traditionnellement à la date limite, comme se procurer les services d’un vétéran en fin de contrat en échange de jeunes joueurs ou de choix au repêchage.
Franchement, le Tricolore devra faire d’avantage qu’ajouter un ou deux bons joueurs à son alignement avant de prétendre sérieusement à la coupe Stanley. Montréal devrait plutôt garder ses jeunes joueurs et ses choix au repêchage afin de bâtir une solide formation de l’intérieur. Le club n’a aucune raison d’hypothéquer son avenir tant qu’il ne fait pas partie de l’élite de la Ligue.
Bien sûr, l’état-major du CH doit rester aux aguets. Cette année, les autres équipes ne font pas que se débarrasser de vétérans trop payés : elles songent aussi à se départir de jeunes joueurs prometteurs, question de brasser les cartes.
Si le directeur général Pierre Gauthier voit une belle occasion qui lui permettrait d’améliorer sa
formation à long terme, il doit la saisir. Cependant, ce n’est pas le moment pour le Tricolore d’avoir une vision à court terme.