Le programme politique de François Legault dévoilé par les médias n’est pas sans rappeler l’infâme discours de Mario Dumont devant le Canadian Club de Toronto en 2002, selon lequel la question nationale n’était pas sur son «écran radar» et devait être mise de côté pour s’occuper des «vraies affaires», comme les finances publiques, l’éducation et la santé.
Or, la question nationale n’est pas une «fausse affaire». La question nationale ne pose pas la seule question de la place du Québec dans le Canada, mais aussi celle des Québécois au Québec. Le trio immigration massive, multiculturalisme constitutionnel et bilinguisme officiel transforme les immiÂgrants en assimilateurs des Québécois.
Seul un Québec indépendant nous donnerait les pouvoirs nécessaires en matière d’immigration, de culture, de langue et de citoyenneté afin de stopper l’immigration et de contraindre les étrangers à s’intégrer à notre nation. Rappelons que selon un sondage Léger Marketing effectué en octobre dernier, 61 % des Québécois jugent qu’il est impossible de gouverner en faisant abstraction du débat national et de la place du Québec dans le Canada.
– Jean-Roch Villemaire