Qui oserait affirmer avec certitude qu’à la suite des événements tunisiens et égyptiens, nous assistons désormais au début de la fin des dictaÂtures dans le monde arabe? Il faudra, pour l’avenir, une implication permanente et une vigilance soutenue de tous les citoyens de ces pays pour que ce difficile combat ne soit pas hypocritement assombri par des groupes qui attendent dans l’ombre l’heure de récupérer à leur fin cette révolution exemplaire.
Je souhaite, par ailleurs, que les citoyens d’ici, et singulièrement ceux de ce Québec dit «démocratique», tirent une leçon de ce qui se passe en ces lieux. Nous avons l’exigeant devoir de nous impliquer dans la gouvernance de notre État pour que cesse l’apparence de diaÂlogue entre élus et citoyens et que nous exigions par tous les moyens à notre disposition le respect et la consultation permanente concernant les choix et les orientations que nous voulons donner à notre préÂsent, comme à notre avenir.
– Jacques Léger, Montréal