Nous avons appris récemment que les banques profitent largement des transferts de fonds en demandant des frais supplémentaires qui peuvent s’élever jusqu’à 20 % du montant transféré, ce qui est grandement exagéré.
Le problème réside dans le fait que les agences de transfert de fonds telles que Western Union ont un monopole. Elles ont signé des accords d’exclusivité avec les banques des pays pauvres. Comme conséquence, 44,3 G$ ont été perdus en frais de transfert dans le monde. Le PDG de la Western Union a gagné 8,1 M$ en 2009.
Comment expliquer que la générosité soit taxée à ce point et qu’en Haïti, en 2009, 1,8 G$ aient été diminués de 360 M$? Peut-on parler de vol des pauvres?
Voici un exemple probant dont on pourrait s’inspirer : Fonkoze, organisme de microfinance, assiste les Haïtiens les plus démunis en leur donnant la possibilité d’accéder à des services financiers et à des transferts de fonds. Fonkoze soutient la démocratisation financière et le développement communautaire en rejoignant les régions rurales. La City National Bank du New Jersey permet à la diaspora haïtienne vivant aux États- Unis de transférer des fonds à Fonkoze à un taux acceptable, contrairement au taux exorbitant offert par la Western Union.
Nous vous demandons à vous, présidents et directeurs de banque, de faire preuve de leadership dans le domaine de la responsabilité sociale des entreprises (RSE) en réduisant les frais des transferts financiers, afin qu’une part plus importante de l’argent destiné aux plus démunis leur soit transférée.
– Denise Doiron, Québec