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Une journée avec l'AMT

Je prends le train tous les jours depuis deux ans. Vendredi 11 mars à 6 h 47, je prends le train 171 en direction nord, qui me conduit au collège où j’enseigne. Malheureusement, le train a des problèmes mécaniques, et nous sommes cordiale­ment avisés du retard par le chef de train qui se trouve dans la locomotive de tête. Pour la seconde fois de la session, j’arrive au collège à la course. En fait, c’est la troisième fois, semble-t-il, que ce train fait des siennes. Mais à l’impossible, nul n’est tenu…

À mon retour, à 14 h 08, je prends le train 186 en direction sud. À ma grande surprise, les portes du wagon en face de moi ne s’ouvrent pas. Je suis sur le quai et j’attends. Je constate que les autres passagers sont montés, mais je ne peux rien faire. C’est à ce moment qu’un homme, peut-être le chef de train qui se trouve dans la locomotive de queue, me lance : «Va-t’en dans l’autre, chose!» (sic!) en me faisant le signe de la main qui signifie que je suis l’idiot qui retarde son train. Après une nouvelle course, je me trouve à bord.

Il me semble qu’il aurait été possible de dire à l’usager : «Monsieur, déplacez-vous vers les autres wagons, car les portes de celui-ci ne sont pas fonctionnelles.» Mais non, cet employé a utilisé ses manières et son langage naturels plutôt que de faire appel à la courtoisie qui est exigée lorsqu’on travaille avec le public. Que le train arrive en retard, je peux toujours le comprendre, mais que l’on m’insulte sur le quai, cela non.

– Daniel Desroches, Professeur au Collège Lionel-Groulx

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