Un codex maya décrypté conduirait à un trésor englouti

Amilcar Avila - Métro Guatemala

«Au fond du lac Izabal se trouve un trésor de huit tonnes d’or», clame le scientifique allemand Joachim Rittstieg, qui dit, après 40 ans d’études, avoir réussi à déchiffrer le Codex maya de Dresde. «À la page 52, le document parle de la ville d’Altan, qui a été détruite par un tremblement de terre le 30 octobre de l’année 666 av. J.-C. Dans la ville, les Mayas ont laissé
2 156 tablettes d’or sur lesquelles ils gravaient leurs lois», a expliqué le mathématicien au quotidien allemand Bild.

Quand les archéologues guatémaltèques ont appris la nouvelle, ils ont affirmé qu’il s’agissait d’une idée farfelue. «Je ne crois pas que cela soit vrai, car le codex parle de choses différentes», a dit à Métro le conservateur du musée Ixchel, Oswaldo Chinchilla. «À cette époque, les Mayas n’avaient pas accès à autant d’or», a expliqué M. Chinchilla, qui réfute la théorie de Rittstieg.

Le Codex de Dresde a été écrit vers 1250 par des prêtres mayas. Il contient des prédictions, des données astronomiques, la date des éclipses et une série de prémonitions. Il est entreposé à la bibliothèque d’État de Saxon, en Allemagne de l’Est.

La prédiction de la fin du monde, prévue pour le 21 décembre 2012, en fait un document important. «Il faut se méfier des affirmations comme celle de ce trésor englouti laissé par les Mayas au Guatemala, dit Tomas Barrientos, directeur de la faculté d’archéologie de l’Université del Valle de Guatemala. Elles entraînent une confusion théorique sur ce qu’est la culture méso-américaine.»

La plupart des experts et des mordus du codex con­sultés par Métro indiquent que le document ne doit pas être interprété comme la culture occidentale le fait. Par exemple, la «fin du monde» de 2012 signifie davantage un changement de cycle qu’une apocalypse. De la même façon, cette histoire de trésor doit avoir une interprétation diffé­rente.

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