Quand un tsunami au Japon fait 20 000 morts en un jour, la planète entière est au courant.
Mais la tuberculose, qui tue 1 700 000 personnes annuellement, passe quasi inaperçue. Sauf peut-être le 24 mars, Journée mondiale de la tuberculose.
On craint que le tsunami japonais n’ait des conséquences graves pour la planète si jamais les réacteurs nucléaires surchauffent. On devrait craindre aussi les souches résistantes et ultrarésisÂtanÂtes de la tuberculose, qui peuvent causer une catastrophe autrement plus dévastatrice qu’un tsunami.
La tuberculose ne se concentre pas à un endroit précis où peuvent converger les caméras, mais elle est d’une telle ampleur que le plan Halte à la tuberculose prévoit son éradicaÂtion possible dans 40 ans seulement, et pourvu qu’on y consacre des efforts financiers suffisants.
C’est par le budget de l’ACDI que le Canada peut lutter de façon soutenue contre la tuberculose. Ne soyons pas complaisants face à cette maladie; comme les radiations, les bactéries ne s’arrêtent pas aux frontières.
– Pamela Walden-Landry, Montréal