La faute avouée n’est pas près d’être pardonnée. Après avoir appris sa suspension de 10 matchs, le dur à cuire Matt Cooke a pourtant fait acte de contrition : «Je me rends compte et je comprends, aujourd’hui plus que jamais auparavant, que je dois changer», a tenté de convaincre le vétéran de Pittsburgh, coupable dimanche d’un coup de coude assassin à la tête du défenseur Ryan McDonagh des Rangers de New York.
À 32 ans, le vilain petit Penguin, au casier judiciaire déjà bien chargé, fait désormais l’unanimité contre lui dans le monde du hockey : «J’ai trouvé que la ligue avait réussi son coup avec cette suspension-là, a déclaré Lindy Ruff. C’est un récidiviste. Nous devons le sortir du hockey. Nous devons exclure ces joueurs-là du hockey», a expliqué sans détour l’entraîneur-chef des Sabres.
Ces critiques sévères mais justifiées poursuivent l’ancien joueur des Canucks jusque dans son propre camp : «Cette suspension est méritée, car il s’agit exactement du genre de gestes que l’on veut bannir de notre sport. Les coups à la tête n’ont pas leur place dans le hockey. On a clairement dit à Matt que ces actions étaient inacceptables et qu’elles ne pouvaient pas se reproduire», a déclaré Ray Shero, le directeur général de Pittsburgh.
Peu de monde regrettera donc l’absence de ce prédateur durant la première ronde des séries éliminatoires, mais il s’est toutefois trouvé un avocat en la personne de Jordan Staal : «Cookie est un gars génial, et on l’adore dans le vestiaire. Il sait qu’il doit trouver une façon de jouer à la limite. Mais il doit le faire dans le respect des règles.» Le multirécidiviste semble avoir tiré la leçon de cette troisième suspension pour un coup à la tête : «Mes actions seront plus éloquentes que les mots. C’est ce qui importe le plus.»