J’écris ce billet pour réaffirmer que le pardon existe et qu’il a valeur de rédemption et pour la personne qui en bénéficie, et pour celle qui l’accorde.
Bertrand Cantat a purgé la peine à laquelle il a été condamné. Et ce n’était pas la peine de mort. Alors, pourquoi tout ce bruit autour du fait qu’on l’invite à participer de nouveau à la vie dans le domaine qui est le sien, celui de la musique et de l’art?
Je trouve admirable la position de monsieur Mouawad et de toute l’équipe du TNM qui posent un geste concret en faveur de la rédemption et de la dignité. Sans minimiser ni banaliser le geste de monsieur Cantat et ses conséquences horribles, je crois que la seule façon de transformer le monde est de travailler son propre regard de façon à ce qu’il se projette au-delà de la réaction primitive de la vengeance, laquelle, j’en suis persuadé, n’est que l’illusion qu’un tort a été réparé.
– Jean-Marc Lefebvre