lang="fr-FR" > Deux équipes aux antipodes

Deux équipes aux antipodes

À première vue, le Canadien et les Blackhawks semblent suivre la même trajectoire, et pourtant, ces deux équipes ne pourraient pas être plus différentes l’une de l’autre. Les Hawks sont, bien sûr, les champions en titre de la Coupe Stanley. Même s’ils ont de la difficulté à se qualifier pour les séries dans la très compétitive Association Ouest, aucune équipe rivale n’a envie de les affronter en première ronde.

Montréal, pour sa part, s’agrippe encore une fois de peine et de misère à une place parmi les huit premières équipes dans l’Est. Et n’importe quel observateur objectif vous dira qu’il ne s’attend pas à grand-chose des hommes de Jacques Martin une fois la grande danse du printemps commencée.

Nous avons tous été témoins, la saison dernière, de l’incroyable aventure de l’équipe en séries, qui, après s’être qualifiée de justesse en huitième position, a atteint la finale de l’Est. Cependant, ces succès inespérés étaient dus uniquement au brio de Jaroslav Halak, qui a offert le type de performance qu’on ne voit que très rarement de la part d’un gardien. Une équipe qui compte sur les performances miraculeuses d’un portier ne peut s’attendre à connaître du succès année après année.

Le problème du Tricolore est assez facile à cerner : l’équipe n’a pas dans son alignement les éléments qui peuvent lui permettre de rendre régulièrement loin en séries. Les Blackhawks connaissent une année difficile, mais ils sont tout de même bourrés de talent, eux qui comptent sur les services d’un joueur de centre extrêmement polyvalent, Jonathan Toews, sélectionné troisième au total au repêchage de 2006. L’année suivante, Chicago a choisi Patrick Kane – un joueur avec de grandes habiletés qui complète très bien Toews – premier au total.

L’investissement a été payant, surtout que Kane a marqué le but gagnant en finale de la Coupe Stanley. Les Hawks ont pu acquérir ces joueurs parce qu’ils ont traîné dans les bas-fonds du classement durant un certain nombre d’années. On pourrait donc féliciter le Canadien de n’avoir jamais sombré aussi bas. Toutefois, on pourrait aussi avancer que le Tricolore aurait peut-être enfin mis la main sur le genre de joueurs de talent qui permettent de rêver aux grands honneurs s’il avait accepté d’être mauvais pendant un temps.

La formation montréalaise compte sur les services d’un jeune gardien extraordinaire en Carey Price et, peut-être, sur les services d’une future étoile à la ligne bleue en P.K. Subban. Cependant, le CH souffre d’un manque cruel d’attaquants capables de tenir leur bout devant les meilleurs avants de la Ligue.

Où l’équipe va-t-elle trouver ce type de joueurs? Voilà une question bien difficile. En attendant de pouvoir y répondre, le Canadien continuera à être une équipe de milieu de peloton sans réelle chance de remporter les grands honneurs.

Articles récents du même sujet

Exit mobile version