Alors qu’approche enfin (après tant d’années) le congrès général du Parti québécois, la récente intervention de Jacques Parizeau, qui, dans une lettre au Devoir déplore le manque de rigueur de la démarche souverainiste retentit comme un appel aux membres : «Cessez de faire semblant et engagez-vous à plein temps dans la mise en place de moyens rigoureux pour dessiner les contours d’un Québec souverain», semble-t-il exiger.
Personnellement, je crois que ce congrès sonnera la fin de la récréation et, à sa face même, invitera la base militante à s’élever à la hauteur de ce qu’exige l’heure de la vérité et la fin des faux-semblants. S’il est vrai qu’un certain scepticisme surgit dans la population face à ce débat inachevé, ce scepticisme est aussi le reflet d’un manque de direction et d’un triste vivotement stratégique de la part des dirigeants et des élus de cette incontournable formation politique. Ce congrès sonnera-t-il l’heure du réveil ou celle de la marginalisation et du déclin? Aux membres d’en décider.
– Jacques Léger, Montréal