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L'héritage du Sommet des Amériques

En avril 2001, la ville de Québec était au cÅ“ur de l’actualité. Les chefs d’État des Amériques se réunissaient dans une cité barricadée. On assistait à des mobilisations massives contre la mondialisation néolibérale. Québec n’allait pas rater ce rendez-vous.

Au-delà de la ville de Québec, c’est tout le Québec qui prend alors conscience du danger social et environnemental lié aux négociations secrètes de la Zone de libre-échange des Amériques (ZLÉA).

Malgré une campagne de peur relayée par les médias, plus de 60 000 personnes participeront à la Marche des peuples. La journée précédente, 15 000 personnes s’étaient rendues au «mur de la honte» qui coupait le centre-ville en deux et l’avaient fait tomber.

Les suites du Sommet
La mobilisation contre le Sommet des Amériques aura eu pour effet d’entraîner le rejet de la ZLÉA. Québec a aussi été le déclencheur de l’élaboration d’alternatives commerciales comme l’ALBA.

Plus globalement, toute une génération de militantes et de militants a été marquée par cette époque. On la retrouve encore aujourd’hui dans les mouvements écologiste, populaire, syndical et politique.

La construction du nouveau parti Québec solidaire est aussi un héritage de l’incapacité du Parti québécois à répondre aux attentes soulevées par les mobilisations du Sommet, mais aussi à celles suscitées par la Marche mondiale des femmes, qui avait eu lieu l’automne précédent.

La crise économique mondiale a démontré la justesse des revendications de l’époque : déréglementer le capitalisme, c’est laisser les puissances de l’argent provoquer des krachs et des récessions. Il faut en tirer les leçons et avoir le courage politique de faire d’autres choix.

– Sébastien Bouchard, Ex-coordonnateur de OQP-2001, une coalition de Québec contre la ZLÉA, Co-porte-parole de Québec solidaire Capitale-Nationale

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