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Et les francophones hors Québec?

L’absence de représentation des Canadiens francophones hors Québec lors du débat des chefs était flagrante. Je trouve totalement inacceptable que Radio-Canada ait manqué à son devoir d’informer L’ENSEMBLE des Canadiens francophones afin qu’ils puissent prendre une décision éclairée à l’occasion du scrutin du 2 mai prochain.

Étant moi-même une Acadienne du Nouveau-Brunswick (nouvelle­ment résidante du Québec), je peux vous dire à quel point il est frustrant pour les francophones hors Québec de devoir continuellement se battre pour qu’on daigne s’apercevoir que le fait français existe ailleurs au pays.

Je ne crois pas que la question du pont Champlain interpellera les francophones de Rivière-La-Paix (Alberta), je ne crois pas non plus que la question de la place du Québec au sein du Canada représente un enjeu de l’heure pour les francophones de Saint-Boniface (Manitoba) ni d’ailleurs pour les Acadiens de Pointe-de-l’Église (Nouvelle-Écosse). D’ailleurs, je me demande si le tiers francophone de la population du Nouveau-Brunswick pensera à la Mauricie et à la fameuse madame Paillé avant de voter.

Selon le consortium des radiodiffuseurs, plus de 11 000 questions ont été reçues pour les deux débats, il est étonnant que toutes les questions sélectionnées pour le débat en français aient provenu de la Belle Province.

Autre fait intéressant, toutes les questions choisies étaient celles de baby-boomers. Parmi les 11 000 questions reçues, il est inconcevable qu’il n’y en ait pas eu au moins une de la génération Y digne d’être lue.

– Geneviève Danis, une Acadienne de 22 ans qui s’est sentie exclue du débat des chefs

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