Qui se préoccupe des plus démunis dans la campagne fédérale actuelle? Personne. Aucun parti politique ne parle d’eux, comme s’ils n’existaient plus; ils sont rayés de la carte électorale. Qui parle des assistés sociaux? Qui parle des chômeurs? Qui parle des travailleurs au salaire minimum? Qui parle des immigrants sans travail? Qui parle des familles monoparentales? Qui parle des personnes de l’itinérance? Qui parle des personnes âgées appauvries? Qui parle des 40 % de Québécois qui n’ont pas les moyens de payer de l’impôt? Personne.
Pourquoi? Parce que les plus démunis de notre société ne sont pas rentables électoralement. En état de survie, ils ne participent plus à la société. Ils ne vont sans doute pas voter. Ils sont mis hors jeu d’une société de performance, de mondialisation, de repli sur soi dont la principale préoccupation de bien des citoyens est de payer le moins possible de taxes et d’impôts et de faire de plus en plus appel au privé pour s’offrir des services en éducation et en santé notamment. Au revoir la solidarité.
Dans ce contexte, comment voulez-vous qu’on ait une pensée pour les plus démunis à l’occasion de cette élection?
– Yves Chartrand, Montréal